Anna Combelles me TAG : Onze auteurs qui m'ont touchée, me font vivre et respirer et pourquoi -et-sans réfléchir?!!!!
Moi qui est une mémoire de poisson pour les noms.... Je suis née sous le signe de la "sardine siamoise" ... Une épine dans le pied quand on a quarante ans.... sisi Bien vrai... Mais je relève le défi!
11 AUTEURS:
BALZAC, L'ENCYCLOPEDIE UNIVERSALIS, RABELAIS, MUSSET, STRINDBERG, JR LANSDALE, DENNIS LEHANNE, YOKO OGAWA, KAZUO ISHIGURO, RAY BRADBURY, GEORGE ORWELL. Et pourquoi?
H. de BALZAC:
Mon premier amour et je reviens toujours à lui. Son monde foisonnant, ses personnages obscures et doubles.... La splendeur et la décadence, la pauvreté et les dorures... Le premier étage et sous les toits.... Des gros livres reliés en rouge de la Bibliothèque municipale où je croyais lire des nouvelles qui étaient en fait des romans de La Comédie Humaine. Enfant dévorant sans savoir, lâchée dans un paradis calme et livresque si loin de l'exigu appartement où je survivais avec des adultes peu regardants.... Du Balzac soft en 1980...
L'ENCYCLOPEDIE UNIVERSALIS:
Désolée pas un auteur précis mais je continue sur mes souvenirs qui sont des piliers de ce que je suis dans la vie et dans l'écriture.... Je voulais connaître un auteur? J'allais lire une foule de chose à son égard!!! Des tomes et des tomes à ma portée dans cette fameuse bibliothèque... Qui n'existeront plus ce qui me rend nostalgique, même si c'est probablement normale, vue la somme de connaissances actuelles:
Rabelais, Léonard de Vinci pouvaient appréhender le monde à leur époque... Puis les Lumières le firent avec l'Encyclopédie et maintenant les Bibliothèques du monde entier sont sur "Babel du web"...
RABELAIS:
Puisque je viens d'en parler.... Pour sa liberté de parole et d'écriture, son courage en faisant des autopsies en public pour découvrir et apprendre au peuple, lutter contre l'obscurantisme malgré les foudres de l'Etat et l'Enfer... Pour son humour scatologique incroyable pour l'adolescente que j'étais et tout à fait jouissif! Je garde un souvenir ineffable du petit poussin en guise de papier pour se nettoyer l'auguste derrière!
A. MUSSET:
Pour ses pièces véritables odes à l'amour, aux émotions, à l'humanité! Un homme incroyablement moderne et révolutionnaire. Un très grand poète!
A. STRINBERG:
Pour sa perversion , sa souffrante vision de la vie et des femmes. Sa noirceur psychologique angoissante et paranoïaque que l'on retrouve tant dans son écriture que dans ses peintures... Un auteur que je lisais fascinée adolescente, lui un patriote d'une Suède inconnue...
J.R.LANSDALE :
Pour "LES MARECAGES" que j'ai découvert il y a trois ans : Une GIFLE littéraire. Incroyablement maîtrisée la noirceur de l'enfance comme dans Stephen King qui sait si bien la décrire....
DENNIS LEHANNE:
Pour "SHUTTER ISLAND" lû quelques années avant le film. Une narration bouleversante et une fin surprenante et enthousiasmante!!!!!
YOKO OGAWA:
Pour "PARFUM DE GLACE" et les autres... Pour ce que j'aime le plus dans la littérature et notamment l'écriture japonaise : LA SIMPLICITE bouleversante et aux émotions si protéiformes, d'une poésie sans équivalent. ... (pour connaitre l'auteure: wikipédia cliquer ici )
KAZUO ISHIGURO:
Pour "AUPRES DE MOI TOUJOURS" une uchronie d'une finesse inouïe d'humanité... Pour son identité japonais/britannique...( pour connaitre l'auteur: wikipédia cliquer ici)
RAY BRADBURY: Un écrivain de SF que j'ai toujous vu comme un poète. Pour ses nouvelles, son Fahrenheit 451 mais aussi et surtout (souvenir d'un élan amoureux pour :) LES CHRONIQUES MARTIENNES...
GEORGE ORWELL : Pour 1984. Pour sa vie, sa tuberculose. Pour ce qu'il est... J'attends de lire son journal!!!
Je TAG-11 et je demande la même PUNITION aux auteurs (lesquels devront en faire autant ;))
DAVID GILSON
SYLVAIN DESVAUX
LAETITIA ARNOUX
LAEA D'AVALON
LANAEL LOGAN
BENEDICTE TAFFIN
DANIEL HENOCQ
ELISABETH CHARRIER
KINDER PHINETTE
PASCAL BLEVAL (scalp millieme grenouille)
JAMES G'O'LEARY
FRANCOISE GRENIER DROESCH : pour lire son TAG cliquer ici
vendredi 29 mars 2013
jeudi 28 mars 2013
Salon du Livre 2013: Microcosme
Invitée par l'éditrice
Virginie Carbuccia
des Editions Kyklos
Cyclonique
et
Passionnée
Eclectique
*
Une Photo à la Jules et Jim
Pour cette soirée de Jeudi
Séduisante...
où
dans un hangar fardé:
Stars, élites, amoureux, auteurs, professionnels de l'édition, libraires, invités...
se précipitent vers
Les vitrines impressionnantes
ou plus modestes et touchantes..
**
Des petits fours et des bulles de champagne,
des femmes de tout âge apprêtées...
scrutant les regards...
***
Des éditeurs excités,
sincères et d'autres moins...
Des auteurs
sur un petit nuage et
d'autres
désabusés...
Soirée passée avec deux auteurs: Mon celte Ronan Le Breton aux multiples noms et David Gilson.
.
mercredi 27 février 2013
"Billy Chaperon" est paru !
Poussière de Lune...
Commandes : La Librairie L'Antre-Monde , La Librairie Page (cliquer ici) 18 LA FNAC (cliquer ici) , chez tous les libraires, et à Presses Littéraires ou Amazon
A trouvé
sur Paris: à La Librairie L'Antre-Monde à Paris. Voici la fiche pour commander: cliquer ici
et à la Librairie Page 18 (cliquer ici)
Bande annonce 27 sec: cliquer ici
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lundi 25 février 2013
ZONE FRANCHE : UN ESPACE TEMPS MAGIQUE
Il neigeait à Bagneux
Quand s'installèrent "les créateurs"
à Zone Franche.
Un temps magique,
pour les contes
au coin du feu...
Peut être Mestr Tom
y était-il pour quelque chose ?
Avec bien d'autres
participants
et acteurs
Emérites
du festival que je ne saurai nommer..
Angèle proposait grimoires
et "charmes"
pour nos
papilles
émerveillées...
Une autre sorcière Fleurine
née d'un Coquelicot
s'était munie
de son regard
perçant
Pour me faire tirer le portrait,
l'Ange Gaël
surgit
Et nous découvrîmes
notre amitié commune
pour le Petit Chaperon Rouge,
prénommé
(chez moi)
Billy
Le chat noir s'était lové quelque part...
Accompagné de deux auteurs (et plus)
inséparables
et Raffinés
Quand soudain, L'enchanteur
descendit
d'un aéroplane
de papier
Il nous
narra
ses exploits
à Bénédicte Taffin et moi.
Continuant ma pérégrination, je rencontrai
Brume
Claire
au prénom envoûtant.
Elle avait trouvé
un fragment de
Lune
et
Je tombai
en état proche d'Oz!
Pour mon Heure,
La prêtresse Valérie
me redonna
Vie
Alors,
je me repliai
vers
mon celte
à l'escarcelle
inépuisable
d'histoires.
Il était
assis
Tout près
de Stéphane Tamaillon, déjà envolé,
et
du Célèbre
...
FIN
lundi 18 février 2013
Lecture : La Pucelle et le Démon, Benedict Taffin
C'est
à l'occasion de la rentrée littéraire des éditions
Lokomodo/Asgard/Lucioles, que j'ai rencontré Bénédicte Taffin, une
jeune et prometteuse auteure. J'étais intriguée par son second
roman au titre mystérieux qui associe la Pucelle, nulle autre que la
célèbre Jeanne d'Arc de la guerre de cent ans, et un démon, pas
n'importe lequel, semble-t-il, mais « Le Démon »... Je
pensais l'acquérir pour ma fille de treize ans mais Bénédicte m'en
dissuada en me mettant en garde sur l'existence de scènes sexuelles
et violentes. Je me fis donc offrir à Noël ce bel ouvrage...
L'histoire
? Jehanne,
ayant été massacrée par des démons, le mercenaire Sidoine, ramène
Oriane, une prostituée rencontrée la veille. Oriane prend donc la
place de l'élue, celle qui permettra au dauphin d'accéder au trône
et de gagner le combat contre les Azuléens.
La
lecture ?
J'ai beaucoup aimé lire ce roman à l'écriture visuelle quasi
cinématographique. Je lui suis gré d'avoir utiliser un vocable
restreint de néologismes (dont les sonorités m'ont plu!). Je n'aime pas trop peiné pour accéder à
l'imaginaire du narrateur.
Et
sur le plan narratif, l'auteure nous entraîne dans les aventures
épiques d'Oriane à travers les yeux de Sidoine, son protecteur et
amant, qui au fond est le principal protagoniste. La Hire, comme on
le surnomme (j'adore ce mot "ire" qui, pour moi d'emblée, désigne son caractère colérique!), est habité depuis son adolescence
par le Démon, un bhargoest nommé Arhkaar. En "googelisant Hire", j'ai découverts qu'il est aussi un personnage
historique, homme d'arme qui se rallie à Jeanne d'Arc, surnommé
ainsi pour des raisons obscures (colère ou lieu de naissance ou les deux?), de son vrai nom :
Étienne de Vignoles.
En
bonne conteuse, Bénédicte Taffin joue avec les contrastes : Oriane
la prostituée/Jehanne la pucelle, Sidoine l'amoureux transi/Archkaar
le démon-pervers assoiffé de sang et de sexe (qui a choqué plus
d'un lecteur et que je trouve, pour ma part, ambigû et donc très
intéressant), l'histoire de Jehanne - « la vraie »
contée en début de chapitre/ l'épisode qui s'y associe d' Oriane
emprise avec un zéphyr dans un univers de Fantasy... La
fin ne déroge pas à ce thème du double et la pirouette est
futée... Très futée!...
Que
dirai-je?
J'aime l'effraction de la fantaisie, l'imaginaire, la magie dans la
réalité alors comment ne pas être séduite par cette
« biographie » ? Cette intrusion « fantaisiste »
nous fait toucher parfois des vérités ou nous questionner
profondément... Lors de ma rencontre avec Bénédicte,
elle m'avait cité comme roman de son adolescence « Dune »
de Franck Herbert, qui l'avait interpellée sur le pouvoir et de
l'abnégation. J'avais conclue que cela rejoignait le propos de son
roman qu'elle m'avait dévoilé. Et ma foi, je ne m'étais pas trompée. Car si,
historiquement, la Pucelle se sacrifie pour le peuple et le roi. Dans
le roman, Oriane, la prostituée bisexuelle, se transforme en une
héroïne farouche, belliqueuse et pieuse, mue par un zéphir
assoiffé de pouvoir et de reconnaissance , et par amour pour Cyrielle ... Et en fin de compte, elle se retrouve au bûcher. ("Au bûcher" : oui mais non...)
Pour
la petite Histoire:
Pour son second roman, Bénédicte Taffin s'est renommée Benedict
Taffin. Il semblerait que cela soit pour se différencier de son
premier roman dédié au public jeunesse et aussi comme pied de nez à
un témoignage de lecteur qui se serait plaint que les seuls auteurs
dignes d'être lus soient anglo-saxons... Ah
Bon, c'est génétique?
lundi 4 février 2013
Film : Le Fleuve, Jean Renoir
L'affiche
m'avait intriguée et promettait une esthétique raffinée d'une Inde
vue à travers les yeux de Renoir. Et au final, je n'ai pas été
déçue. Promesse tenue de cette oeuvre cinématographique qui date
de 1950. Avant gardiste dans le traitement de l'Ailleurs qui se
déprend des clichés sur l'exotisme de l'époque et s'attache à une
vision documentaire, elle a certes un peu vieillie tout en
s'enrichissant de cette patine du temps du Technicolor aux charmes
des couleurs, comme du jeu des acteurs. La
bande
originale, est aussi moderne pour l'époque, des morceaux
traditionnels enregistrés là-bas ou des extraits classiques
européens (Schumann, Mozart).
L'histoire
?
Une
adolescente expatriée avec sa famille britannique à Calcutta,
Harriet raconte son passage à l'âge adulte: son premier amour, la
mort de son petit frère, la naissance du dernier...
Que
dirai-je?
Oeuvre
intemporelle, le thème principal traite de notre existence. Comme
Harriet, nous découvrons les premiers émois, l'amitié (Comment
ferait Harriet sans son trio d'amies et l'estropié de guerre qui la
console?), l'amour, les moments de joie, le temps qui passent
ponctués par les us et coutumes hindoues, les naissances mais aussi
la mort des êtres chers, qui surviennent autours du Gange, fleuve
sacré, Nature qui nous survit... La sagesse hindoue est invoquée en Kali, déesse de création et de la destruction. Mais les scénaristes
(occidentaux?), n'abandonnent point cette nostalgie de l'enfance qui
nous envahit quand nous sentons ce temps s'écouler de nos doigts
comme les grains fins de sable.
Oeuvre
ambitieuse, deux thèmes sont effleurés et auraient mérité d'être
développés pour le premier dans le scénario princeps, pour le
second dans une « Suite » ? « Renoir et Rumer
Godden
ressuscités! »
Le
premier, qui n'est pas des moindres: La mort du petit frère.
Le
second relève d'une rencontre du cinéaste avec une femme indienne
extraordinaire pour qui un personnage a été créé: Mélanie,
indienne de mère et britannique de père qui souffre de ce problème
identitaire et existentiel ! Or il est malheureusement évacuée de
façon bien maladroite par le père de la jeune fille, qui se
plaignant pour elle de sa situation, conclue devant elle: « tu
n'aurais pas du naitre ». Ce qui n'est pas relevé par Mélanie
si « sage », qui pourtant dédaigne son soupirant indien
prêt à lui donner une caste et poursuit son amourette avec les deux
autre jeunes filles occidentales.
Maintenant, il faut lire le roman pour un prochain Challenge peut être ...
(Pour
la petite histoire, Boudé par les grands
studios américains c'est un fleuriste Kenneth McEldowney qui releva
le défi de produire « le
Fleuve » ...)
mardi 22 janvier 2013
Lecture: Je suis une Légende, Richard Matheson
A
la sortie du film de F. Lauwrence, je m'étais arrêtée devant
l'affiche. Je trouvais le titre « hors du commun » et
magnifique. L'image d'un homme seul dans la ville (en occurrence Will
Smith) me rappelait un épisode de la quatrième dimension/Twilight
Zone (en fait deux en y réfléchissant). Mon celte m'a alors
appris que c'était un roman et qu'il craignait que l'adaptation n'en
soit pas fidèle. Je ne suis donc pas allée le voir pour pouvoir
lire cet OVNI littéraire. Et je ne pense pas me tromper quand
j'emploie ce terme. Edité pourtant en 1954 et, en fait, plusieurs
fois adapté au cinéma, ce roman au titre mystérieux et provoquant
reste original et moderne.
Six
ans après ma promesse de le lire, il s'est présenté sur un étalage
de livres d'occasion et ma liste pour le Challenge 2013 a commencé...
L'histoire
? Un homme, seul dans une ville, se cloître à la tombée de la
nuit, pour se protéger des survivants d'une pandémie, transformés
en vampires par une bactérie. (Pour plus d'info wikipedia est très
bien fait.)
La
lecture ? Happée par les premières phrases, je me suis sentie
aussi seule que ce Robinson post-apocalyptique, dernier de l'espèce
humaine... Roman court, un suspens nous tient en haleine par sa
qualité narrative simple et efficace. La fin qui est traitée comme
« une chute » de nouvelle est un petit peu expédiée à
mon avis. Mais c'est une fin du monde qui au fond n'en est pas une
pour tous... Une fin à la Twilight Zone plus féroce
et Terrifiante !
Que
dirai-je?
J'ai
vraiment été surprise et conquise par l'association que Matheson
fait entre le vampirisme et la pathologie infectieuse. Je ne sais si
l'auteur suit le principe Hitchcockien que tout phénomène doit être
expliqué. Je trouve fort ingénieuse son idée, quoique d'après les
critiques, les explications sont « risibles »... Si je
reprends leur raisonnement, pour la créature de Frankenstein, les
explications sont donc aussi « risibles »... Et pourtant
! La littérature et surtout celle de l'Imaginaire fait parfois
entrevoir d'avenir… La greffe de la main ne ferait pas rougir
Shelley... Espérons que le vampirisme ne soit pas une infection...
Au
delà de cet avenir ou d'un autre apocalypse, ce roman nous
questionne sur la norme et la société. Il nous parle de nos peurs
et de notre humanité, de cette insoutenable volonté de vivre malgré
tout et contre tout, ainsi que de notre besoin de l'autre.
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