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lundi 6 février 2023

Réenchanter, podcast fait avec le coeur et me reconnaître

 


Je retarde l'avènement de mon recueil de nouvelles pour un tas de raisons dont la première est qu'il est difficile d'être tant d'êtres... Ou plutôt il est stimulant d'être tant d'êtres et ma curiosité est piqué à chaque instant, ou presque ! Alors comment "êtres" et être ? Je crois que la réponse est de ne pas se poser de question. Je refuse de me cataloguer, de m'endeuiller de mes moi. Tiens à ce propos Linné in the Moon en a parlé sur Instagram il y a quelques mois. Néanmoins, pour cette année je vais tenter d'unifier Linné Lharsson et Linné in the Moon, Le site de Linné in The Moon se nomme du reste Linné Lharsson in the Moon, un premier pas. Linné Lharsson est le nom que je me suis donné pour m'accompagner dans mes publications de fictions, Linné in the Moon est venue comme une évidence plus tard et je me rends compte qu'elle est en total vibration avec qui je suis. Je le subodorais puisque dans une de mes biographies Linné Lharsson vit sur la Lune. J'accepte le fait, je vis là-bas et je m'en félicite, comme je félicitais les enfants et adolescents que je soignais en tant que psychiatre. Parler de ce pan de ma vie, la psychiatrie, n'est pas non plus chose aisée (un doc qui tire les cartes,!). Je crains toujours les projections que les gens peuvent faire mais, en même temps, je me dois de m'accueillir. Au fond ce n’est pas réunifier que je me dois, (comme vous car si je parle de moi c'est aussi pour que vous pensiez à vous). Je me dois juste me reconnaître : je suis bien tous ces êtres lesquels n'en forment qu'un qui n'est rien d'autre qu'un grain de poussière du Tout (univers, grand esprit, Grand mathématicien, comme cela vous chante).

Je suis comme je suis, et si j'aime la création sous toute ses formes, dont la fiction, c'est qu'elle nous connecte à quelque chose de plus grand que nous, ceci bien sûr quand on accepte de se laisser aller totalement et quand on émet cette intention car on peut aussi se connecter à d'autres vibrations et égrégores. Mais bon je m'arrêterai sur ce chemin, pour introduire « Réenchanter », un podcast dont le premier épisode vient tout juste d'être mis en ligne et où je raconte deux histoires soufis , d'après OSHO (dans son livre Mourir et renaître). Je ne les analyserai pas ici car les contes se doivent d’être racontés sans idée préconçues m’a dit mon Maître Conteur. Bon ce n’est pas tout à fait vrai quand cela concerne les contes de sagesse. Mais j’ai envie que vous les découvriez sans arrière-pensée et que vous me fassiez part de vos impressions. 

 

Site Linné in the Moon : ici

dimanche 9 mai 2021

Seul sur ma patère, petit conte bizarre de votre obligée :)


 Voilà le bébé a deux jours et je me rends compte ne pas avoir fait une petite bafouille ! C'est ainsi que j'oublie de faire echo à la sortie de plusieurs de mes nouvelles depuis un moment... 

Ce petit conte " Seul sur ma patère" a pris dix ans pour paraître en microédition, vue qu'il fallait l'illustrer , savoir comment utiliser un peu une application de bidouillage d'images et de mise en page, enfin avoir l'énergie et le temps... J'avais gardé la matière mais il n'y avait plus qu'à! Et c'est chose faite, d'autant que d'autres histoires du même registre , un brin Burtonnien, attendent leur tour et trépignent d'impatience... Je me suis bien amusée à le faire et j'espère que vous aurez autant de plaisir à le lire. S'il y avait des festivals j'emmènerai quelques exemplaires mais pour l'heure, j'ai décidé de vous en faire profiter en le téléchargeant en pdf de qualité vous permettant de l'imprimer en format A4 ou même -soyons fous!- A3. L'histoire douce amère est celle d'un coeur à prendre... Si vous voulez voir les images vous pouvez vous rendre sur mon instagram @linnelharsson. Enfin pour vous le procurer vous n'avez qu'à cliquer ICI ce qui vous téléportera sur le site de Linné in The Moon, l'illustratrice et alter ego. Nous sommes comme qui dirait des soeurs siamoises... Tiens siamoises, me fait penser à quelque chose... Mais je ne vous en dis pas plus.

mercredi 25 mars 2020

Tao Céleste


Imaginez un pays en détresse. Peut être est-ce plus facile en ce moment , pourtant notre planète était déjà dans cette situation, avant qu'un petit virus d'origine mystérieuse vienne semer la zizanie sur le plan mondial et apporter son lot de malheur et de souffrances. Nous avions les yeux fermés à quelques manifestations près... Attendant que nos dirigeants fassent des bons choix (et nous de ne pas en faire par commodité, peur, inconscience)... Mais revenons à mon histoire, elle est bien plus belle et porteuse d'espoir.


Imaginez un pays où il ne pleut pas depuis des mois, où les fruits de la terre sont terrassés, où celle-ci asséchée s'est écartelée, où les animaux et les hommes sont en bonne voie d'être décimés. In extremis, on dépêche des émissaires à la recherche du Sauveur, comme si le souverain se réveillait et réalisait enfin l'ignominie où était plongé son royaume. Plusieurs héros accoururent proposant des élixirs, des formules magiques, et surtout des tribunaux pour purger les coupables. Comment reconnaissait-on ces criminels ? J'avoue que cette histoire est très ancienne et je n'en sais pas plus. Peut-être avaient-ils les yeux vert, ou bleu ou noisette? Peut-être avaient-ils les seins en poire, le rire cristallin , des fossettes aux joues? Peut-être étaient-ils trop vieux ou trop jeunes, ou vivaient-ils dans une ville méprisée car méprisante ? Peut-être les criminels étaient les contestataires du régime, peut-être vivaient-ils autrement, ou souhaitaient-ils "agir" ou peut-être en demandaient-ils "trop" ? Bref, peut-être avaient-ils l'esprit indomptable ou croyaient-ils à "des sornettes" ?  Toujours est-il que, mis à part les crimes perpétrés au nom de la patrie, le pays continuait à décliner. On aurait oublié son existence et je n'aurai pas pu vous narrer son histoire sans l'intervention d'une mule. Consciencieuse et tenace, bien qu' abandonnée par son jeune maître (qui profita de sa fonction d'émissaire pour s'enfuir du pays), elle ramena un vieil homme d'un voyage de plusieurs lunes. Simplement vêtu et n'ayant qu'un baluchon, le fier roi l'aurait jeté au dehors du palais s'il n'était lui-même désespéré. Après tout, il n'avait plus rien à perdre! Il l'écouta.  L'homme n'avait du reste aucune velléité. Il souhaitait séjourner dans un endroit paisible pour y mener à bien sa tache. Alors que le grand chambellan l'escortait dans une des nombreuses demeures royales (une des plus modeste si on peut la qualifier ainsi), le sage pria son accompagnateur d'arrêter l'attelage au milieu de nulle part. Là, une cabane construite de bric et de broc se maintenait debout au petit bonheur la chance. Récupérant son baluchon, l'étranger s'y engouffra, demandant qu'on ne le dérange sous aucun prétexte. L'escorte attendit. Mais l'homme ne sortit pas, ni le premier jour, ni le second. N'entendant aucun bruit, le chambellan pensa qu'il était mort et décida de se mettre en chemin et ma foi de s'enfuir lui aussi. Il n'avait pas signé pour se sacrifier n'est-ce pas? Mais un son cristallin et des marmonnements qui pouvaient bien être des incantations le détournèrent de son plan. L'idée que l'étranger soit un grand mage lui parut tout à fait plausible, n'était-il pas accoutré comme un vanu-pied? Les contes regorgeaient de puissants magiciens ou de fée qui ne payaient pas de mine! Le chambellan décida qu'il allait suivre l'adage "jamais deux sans trois". Il attendrait encore un jour le vieux fou et puis lèverait le camp si l'homme restait confiné. A l'aube du troisième jour, des nuages envahirent progressivement le ciel et la fraîcheur suivit. Le chambellan et son escorte frémirent. Chacun sentit l'espoir les submerger. Le coeur du chambellan s'emballa comme au temps de sa jeunesse quand il croisait une nouvelle conquête potentielle. Il se surprit à être heureux. La vie affluait dans chaque cellule de son corps. Il découvrait que depuis des années il n'était qu'une pauvre enveloppe vide qui servait ses ambitions et celle de son souverain. Cette prise de conscience semblait être contagieuse. Le cuistot et le palefrenier exultaient. Le vieux sage mit un pied dehors et le ciel s'assombrit. Comme si un chef d'orchestre avait donné le signal, des roulements de tambours du tonnerre éclatèrent suivis par des zébrures mordorées qui déchirèrent le ciel. Des gouttes grosses comme mon poing vinrent se joindre au spectacle. Le chambellan pleurait comme l'enfant qu'il avait été tandis que les deux autres acolytes débutèrent une danse de la joie. Le vieil homme impassible demanda a retrouver la mule qu'il avait pris en affection pour pouvoir rentrer chez lui. Le chambellan resta muet. Il avait parlé tardivement au grand désespoir de ses parents.  Le cuistot qui n'avait pas sa langue dans sa poche se précipita et demanda comment il avait pu faire ce miracle ? Le vieux sage haussa les épaules et répondit : "Le Tao faisait défaut."

Tout est une histoire d'équilibre...Puissions-nous suivre les pas de cet homme et avancer sur un chemin de conscience et de lumière, puissions-nous restituer le Tao ou chercher à le faire...

( Merci à  Klotilde pour l'illustration
et à Nathalie qui m'a soufflé le titre)

vendredi 20 février 2015

Film: La petite marchande d'allumettes de Renoir


Ce n'est pas la première fois que je le dis : je hais les contes d'Andersen tout en étant fascinée par eux!
La Petite Marchande d'Allumettes me trotte en plus dans la tête depuis un moment... Après Billy Chaperon, la Marchande devrait suivre... Jusqu'à aujourd'hui, dans mes circuits imaginaires, elle se battait avec une autre héroïne: la Belle au Bois Dormant... Mais après avoir découvert le film de Renoir, cinéaste que j'admire, je crois qu'elle emporte "haut la main" la partie de Lucha Libre neuronale....


"La petite marchande d'allumettes" de Jean Renoir est un bijoux. Film muet, il est filmé avec une époustouflante modernité (je vous assure regardez le jusqu'au bout!). Renoir est un homme d'un talent inouï, hérité de son père le grand Auguste Renoir et probablement de sa mère car les femmes de talent sont souvent des mère avant tout... Karen, la Petite Marchande, du reste, est une comédienne exceptionnelle et épouse de jean Renoir à l'époque.


Pour tout vous dire, je suis très émue en écrivant ces quelques lignes, en repensant à cette Petite Marchande d'Allumette conté par Jean Renoir... J'aurai tellement voulu rencontrer ce grand cinéaste ! Heureusement que l'art se moque du temps. Il permet d'entretenir et d'amorcer des dialogues sans tenir compte si l'artiste est vivant ou mort.
A travers ses films, j'entends la voix de Jean Renoir comme à travers les contes, pour Andersen. Et ils me touchent.



Si vous êtes curieux:

Pour visionner "La petite marchande d'allumettes" de Jean Renoir (film tombé dans le domaine public donc gratuité du visionnage...) : cliquer ici

Pour connaître plus sur Jean Renoir: sur wiki
Pour connaître plus sur Catherine Hesslind, Karen: sur wiki


Mes critiques pour:
Un film asiatique transposant le conte d'Andersen: Little Match Girl
Un autre film de Renoir: Le Fleuve