dimanche 20 octobre 2013

Lecture: Doglands, Tim Willcocks


Découvert dans le magasine 813, je me suis précipitée à la bibliothèque pour lire l'histoire de Fargo. Car "Doglands" parle d'un batard, mi-lévrier et mi-chien loup qui va vivre des péripéties jusqu'à libérer sa mère, sa soeur et bien d'autres, du joug de viles humains. Avant de trouver sa destinée...

Pourquoi me suis-je précipitée dessus? Par ce que j'aime les chiens pardi ! Mais aussi et surtout, car cela fait un an que mon roman mijote, à huit versions près, et que je m'essouffle en doutes.. Puis je proposer un roman sur un chien?
Alors si Willcocks l'a fait...

Que dire ? 

Ecrite d'une traite d'après l'auteur, l'histoire a ses forces et ses faiblesses. L'écriture est faite de réécritures n'est-ce pas?
L'ouvrage garde la fraîcheur du premier jet happant le lecteur dans la cavalcade du protagoniste, un superbe chien sauvage dont le père pourrait bien descendre du héros des romans de Jack London. "L'Appel de la forêt" ou "Croc-Blanc", lus et relus dans mon adolescence, portent un souffle âpre et violent de la liberté. Une claque.
"Doglands" s'y rapproche.

Cependant, ma lecture s'est essoufflée faute d'un objectif clairement établi et qui peine à l'être. Et cela, bien qu'il soit énoncé à plusieurs reprises par le narrateur, comme si lui-même tente de nous en convaincre.
Il reste des passages forts en émotions dont un magistral qui aurait mérité d'être en toute fin, tant la charge affective atteint son acmée: le danger encouru par Fargo et une clique de chiens révoltés (caniches et chiwawa compris) étant la mort certaine.

"Doglands" est un roman original où l'on entend à travers l'animal canin le vocabulaire humain, celui qu'il comprend (une belle trouvaille).
Pour tout ça : à découvrir.

Pour en savoir plus sur: 

813: Cliquer ici
Tim Willcocks:
sur Youtube: parle de Dolands 3min 55 (cliquer ici)
L'Appel de la forêt: cliquer ici
Croc-Blanc: cliquer ici

jeudi 10 octobre 2013

Cocteau au jardin du Palais Royal


Il ait des lieux où le passé ronronne, comme s'il ne faisait qu'un avec le présent
Un temps suspendu
Charmant
Désuet
Etouffant
Selon...

l'est pour moi
jadis j'y venais visiter une artiste
à la crinière de lionne et aux robes passées.

Sous le crachin je m'y suis perdue.

Rien n'a changé, 
à l'exception de son absence.
Les boutiques fânées
Les fenêtres hautaines


Une exposition sur Cocteau qui se monte : des photos du poète au regard perçant et au visage anguleux, des phrases, des dessins, des estampes de personnages mythologiques.
Une installation qui prend son temps. 



Transie, je ressors en découvrant dans la galerie,
le Ministère de la Culture et de la Communication.
Il fait face aux colonnes de Buren 

Ironie 

dans ce lieux
Charmant
Désuet  
Etouffant.
Selon...

(Cette expo est un hommage au 50ème anniversaire de la mort de Jean Cocteau: cliquer ici)



lundi 30 septembre 2013

Lecture: L'échange, Brenna Yovanoff


Voilà une belle couverture avec un titre mystérieux: L'échange; d'un bébé sûrement au vue du landau! Mais pourquoi des ciseaux, des couteaux, un fer à cheval au dessus?...
La 4ème de couv' est aussi alléchante par l'éloge fait à la romancière laquelle " fait partie du club prestigieux de littérature fantastique Merry Sisters of State"

Je résume mon état d'esprit quand Carole m'a conseillée ce roman. Carole? Une des mes deux SUPER-LECTRICE-CORRECTRICE: "ça parle du monde des morts, ça rappelle un peu ton (second) roman" 
Alors je l'ai piqué dans la collection de ma fille et je l'ai lu.

Que puis-je en dire? 
Le début est intriguant et j'ai ainsi avancé rapidement... L'écriture est très simple d'accès sans artifices? Une lecture facile d'un texte peu passe-partout même si l'ambiance frôle le gothico-fantastique (rien avoir avec la maestria de J). 
Bref, j'ai trouvé l'intrigue mince. J'avais besoin de plus de détails et d'indication pour comprendre en plus l'histoire, à ce monde parallèle morbide. Les personnages pour certains sont assez visuels et intéressants, un peu à la Burton. Il manque probablement des références "évidentes" pour l'auteur-érudit mais pas pour moi lectrice-francophone, comme pour ma fille bonne lectrice, âgée de quatorze ans. 

En un mot: une déception. Un roman qui aurait pu gagner en épaisseur.

mercredi 25 septembre 2013

Lecture: Méchant Garçon, Jack Vance


Deuxième roman proposé par 813 (par leur magasine pour les adhérents), je me suis précipitée dessus compte tenu de l'auteur (Jack Vance!!!!!) et d'un des thèmes abordés (relation mère/fils autours d'un crime) sur lequel je me suis penchée tout le mois d'août pour mon premier polar.... Yes! 

"Méchant garçon", édité par une petite maison (Télémaque) tout près de chez moi (quelle coincidence!), raconte la descente d'un adolescent, guike avant l'heure, amateur de littérature SFF, dans la perversion et le crime. Il est chouchouté par sa mère avec laquelle il vit et qui va le protéger d'un crime odieux en le cloîtrant dans une pièce fantôme.

L'originalité réside dans le développement de ce huis-clos qui va laisser place à un autre plus angoissant... Maman décédée brutalement, une nouvelle famille s'installe dans la demeure pour leur plus grand malheur.
On suit alors tétanisé ce parasite humain, voyeur concupiscent de trois belles et jeunes proies... L'horreur vient de chez soi. Glaçant. En un mot: Magistral.

L'association 813: pour en savoir plus cliquer ici
Jack Vance: aller vite le découvrir : cliquer ici


jeudi 19 septembre 2013

Lecture: Nous avons toujours vécu au château, Shirley Jackson


La revue 813 est une mine d'or ! Grâce à elle (merci mon celte d'y être abonné!) et à ses chroniqueurs, j'ai découvert cet été trois romans; et quels romans!

Le premier est une nouvelle traduction d'une auteur surprenante et trop tôt décédée: Shirley Jackson.  Femme écrivain élevant quatre enfants, elle écrit surtout (mais peu) du fantastique et de l'horreur . Ce qui se reconnait au fil des lignes de ce thriller (ou polar) à l'esthétique gothique.
"Nous avons toujours vécu au château" nous entraîne pourtant, au présent et à rebours, dans une réalité sombre, de celle des villages où la promiscuité étouffe, de celle des "grandes" familles argentées qui font vivre les uns sur les autres .

L'écriture est subtile, simple et poétique, d'une étrangeté fantasmagorique comme la jeune adolescente qui vit recluse avec sa soeur et son vieil oncle... Impossible de lâcher ce court roman où le nombre de signes n'est pas ce qui compte mais la maîtrise des sujets: la folie ordinaire, l'amour fraternel, la peur, l'incompréhension, la vengeance etc...

Il arrive que parfois à la fin d'un roman j'ai envie de dire Merci à l'auteur...Merci Shirley Jackson.

813 est une association : leur blog "les Amis des littératures policières" 
Shirley Jackson : wikipedia ici

lundi 16 septembre 2013

Lecture: Un froid d'enfer, J.E. Lansdale

Auteur de thriller, J.R. Lansdale écrit aussi des polars noirs dans des univers bien différents. Quand on ouvre un de ses romans, on ne sait donc pas à quoi s'attendre. Ce qui n'est pas toujours fréquent dans ce genre littéraire...

"Un froid d'Enfer", conseillé par mon celte, se déroule donc dans un cirque miteux où les freaks vivent en marge grâce à leur chef et bienfaiteur. Lequel cache une malformation qui ne l'empêche pourtant pas d'être marié à une jeunette légèrement vêtue (et Lansdale ne se prive pas pour le répéter!)...
Dans cet univers décalé qui frise les frontières du fantastique, débarque un paumé sans scrupules à la poisse royale pour notre plus grande délectation (un morceau d'anthologie que cette première partie!).
En cavale, il s'y cache et se lie d'amitié avec le directeur et un homme chien (personnage exceptionnel!) acoquiné à la femme à barbe.
Mais quand un brin de femelle fatale jète son dévolu extramarital sur ce blanc bec, né sous une échelle un vendredi 13, la fatalité s'acharne...

Des personnages savoureux de sordide à boire sans modération...

mercredi 11 septembre 2013

Lecture: Minuit à Copenhague, Dan Turèll



Minuit à Copenhague amorce une série de polars à l'humour corrosif qui n'entache pas la noirceur qui sied au genre.

Déniché dans une librairie très parisienne d'Uzès (en d'autre terme: accueil narquois), la chaleur et les cigales ne m'ont pas un instant détourné des pages de ce petit livre qui vient du froid, à la plume savoureuse d'un auteur qui, malheureusement, n'est plus... mais heureusement est édité par une édition installée au soleil (L'aube).

La 4ème de couv' nous dit que Dan Turèl écrivain underground s'est tourné dans un second temps vers le genre polar. 
Et il est vrai qu'il en utilise les ficelles dramatiques tout en livrant au fil des pages un regard existentiel poignant et drôlatique. Son double est un journaliste free lance, protagoniste à son corps défendant (quoique s'il ne passait pas son temps au café le soir...) qui erre dans cette vie absurde, en attendant que son amie décide de garder ou non leur enfant. Il découvre un premier puis un second cadavre de femmes tuées par un  criminel en série qui opère tous les lundis.

L'intrigue, comme vous aurez compris, n'est pas ce qui compte. L'auteur à travers les victimes et de leur famille nous dépeint une société désespérée mais non désespérante. Ce qui est un tour de force! Mais s'explique par sa magie des phrases, ses sentences fulgurentes qui m'ont amené à relire des pages entières par pure plaisir...

dimanche 8 septembre 2013

Lecture: Misericorde, Jussi Adler Olsen


Détrompez-vous, "Misericorde" n'est pas un thriller ésotérique à la Dan Brown et autres chercheurs de Best-sellaire.
Ce roman parle d'un machiavélique et sadique kidnapping réussi d'une femme politicienne (cinq ans déjà!), ainsi que d'un policier meurtri qui va se retrouver à la tête d'un département bidon à la "cold case" mais bien plus cynique et intelligent, aux relents sordides de la réalité hierarchico-administrative danoise.
"Misericorde" parle de vies brisées et de survies (et non pas de coups d'état rocambolesques), de vengeances, de cynisme et d'entraides.
Les personnages sont attachants. L'auteur nous livre le portrait d'une femme courageuse et touchante qui se bat pour survivre et se confronter à ses agresseurs lesquels la maintiennent dans un lieu inhumain ( mais Chut...). J'en tremble encore...
Le duo que forment l'enquêteur, un danois irascible et déprimé, et son chauffeur/"homme à tout faire" un syrien bon vivant musulman pratiquant (qui n'est peut être pas le bon père de famille rangé comme il semble se présenter), est croustillant et il me fut difficile de les abandonner la dernière ligne consommée...

Alors que dirai-je?

Si vous ne voulez pas passer des heures d'insomnies, passez votre chemin!

Mais si vous souhaitez découvrir un conteur qui sait vous faire savourer un suspens construit et des personnages politiquement incorrects et colorés alors FONCEZ!
Car ce roman est addictif. Je l'ai dévoré pour mon grand plaisir et ma plus grande frustration puisqu'il s'est fini bien vite. 
Ceci dit, deux autres aventures ont déjà été éditées... Alors?....

samedi 27 juillet 2013

FESTIVAL AVIGNON-2: To BE Hamlet OR NOT ! de Charlotte Rondelez, La Cie LES éCLANChES


Je peux vous le dire et avec une certaine fierté féminine (non surtout pas Femen!):
Ophélie ne sera plus une oie blanche, elle ne sera plus « moins que un ».
Quant à Hamlet, je vous laisse découvrir son destin dans cette création-feux d'artifice*.

Dans la plus pure tradition anglo-saxonne, Charlotte Rondelez nous livre une fable irrévérencieuse, enthousiasmante et habile. Sans temps mort (eh!eh!).
Le thème n'est pourtant pas des plus faciles à aborder et l'on pourrait glisser sur une peau de banane tel un discours philosophico-verbeux pour « faire intelligent ». Heureusement, l'auteure et les comédiens ne se prennent pas au sérieux et les aventures comme le divertissement sont au première loge.

Mais de quoi parle donc To BE Hamlet or NOT?
De la révolte du mélancolique prince danois qui porte la phrase existentielle comme une fleure à sa boutonnière. Il va tenter de s'affranchir de l'implacable mécanique de sa destinée tragique (et de la nôtre?). Pour se faire, nous le suivons avec plaisir et découvrons avec lui:
  • (Contre toute attente et pour un instant de pure délice pour le spectateur) Que ses acolytes désirent coûte que coûte connaître le trépas ! Il veulent suivre le chemin tracé par Shakespeare; lequel en bon dramaturge (le meilleur non?!) plonge ses protagonistes dans les pires souffrances qui soient (ou conflits si on lit Yves Lavandier:) ) puis se dore la pilule au soleil avec des plantureuses « pépés » (Dois-je rajouter que c'est le Fantasme d'un chasseur de Baleine?)
  • Une galerie de personnages de romans, ainsi qu' une réalisatrice colérique affublée de son assistante, d'un preneur de son râleur et d'un acteur « qui se la raconte ». Sans compter un personnage improbable qui brille par son absence dans la pièce qui porte son nom (vous donnez votre langue au cat?) et un champignon, à multiples localisations livresques comme aussi dans un certain jeux vidéo, qui l'accompagne.

La suite : bouche cousue.... Je suis sadique.
Bref, Un grand moment de fous rire passés avec des comédiens qui incarnent (je dis bien incarnent) avec talent leurs nombreux personnages.
Une comédie qui prends nos tripes et peut (si on veut mais ce n'est pas une obligation) nous amener à réfléchir sur la notion de destinée, sur nos choix, sur faire table rase ou pas....

Un spectacle qui ne laisse pas indifférent, comme mon voisin amer et engoncé dans son casier intellectuel qui trépignait d'indignation alors que la salle était hilare.
Un spectacle qui m'a donnée des ailes...
D'une créativité jouissive.

*qui se joue au festival d'Avignon, théâtre Notre Dame jusqu'au 31 juillet et certainement plus tard, dans d'autres lieux
Pour en savoir plus sur To BE Hamlet OR NOT: cliquer ici et la page facebook: cliquer ici
Pour en savoir plus sur Charlotte Rondelez: cliquer ici
Pour en savoir plus sur la Cie éCLANChES: cliquer ici


FESTIVAL D'AVIGNON-1 où l'art est un enfant autant indiscipliné que discipliné.


Quand de viens au Festival d'Avignon, je retrouve un peu de Venise-en-pleine-Biennale. Cela peut sembler étonnant ou snob (« elle a placé qu'elle va aussi à Venise !»). Pourtant, je retrouve le même air, le même goût de son « off » où « s'exposent » des artistes du monde dans les maisons et hôtels particuliers.
En plus fou, en plus insensé et « chaud bouillant » (private clin d'oeil aux mangeurs de lapin) !
Les pancartes fardent la ville de bas en haut!
Les artistes l'envahissent,
alpaguent les passants,
chantent,
discourent,
« perform » aux terrasses de cafés...
On joue dans les écoles, les collèges, les églises, les hangars, les boutiques,...
On tracte,
on s'habille,
on s'invente et on invente une réalité parallèle (quoique...).
Avignon foisonne de créativité !
A chaque ruelle,
des explosions de confettis,
de mondes bariolés,
des plus variés...

La ville est à la croisées des imaginaires, elle autorise les lâchers prises, les mises en abîmes, les Clowneries au sens le plus Noble du terme (avec des armoiries s'il vous plaît).
Comme dans un laboratoire, le comédien nous fait découvrir ce paradoxe qu'exige le talent : Il est un enfant aussi indiscipliné qu'il est discipliné! Curieux et insatiable, il n'a pas peur du ridicule, il se moque de « comment il faut faire, il faut penser, de ce qu'il faut ou pas apprécier, encenser » (Ah Hamlet...)!
Je me paye une tranche de off et j'en redemande, je m'abreuve et recharge mes batteries pour mieux me précipiter dans mes mondes futurs que j'écrirai quand le festival s'achèvera... (Bouh!!!! Et Ouf!!!)

Et je demande une minute de silence en mémoire des chaussettes orphelines... To be a socket or not?! (private joke for To Be Hamlet or Not)


(Pour en savoir plus sur le Festival d'Avignon: cliquer ici
Pour en savoir plus sur la Biennale de Venise: cliquer ici)



samedi 20 juillet 2013

Lecture: Les plus qu'humains, Theodore Sturgeon


J'ai déniché ce roman chez un bouquiniste et découvert "enfin"Theodore Sturgeon, auteur "qui a influencé des grands noms de la littératures de SF comme Ray Bradbury"! Alors comment ne pas remercier celui qui s'en est délesté un jour pour vider sa bibliothèque? MERCI.

Comme toujours, pour ce qui me concerne et bien d'autres lecteurs "lambda", la couv', le titre et la 4ème de couv' m'ont épinglée. c'est ainsi que pour une très modique somme, j'ai acquis ce monument primé en 1954 par le "Award Fantasy International"  (si si vous pouvez trouver des référencescliquer ici)
Pour le prix, je ne l'ai appris qu'aujourd'hui après avoir googliser Edward Hamilton Waldo de son vrai nom. La 4ème de couv' me l'avait cachée! Elle sera fouettée...
Jusque là, j'avais retenu après lecture de cette oeuvre dérangeante (bien plus en son temps, je présume) la prose de HW. Et quel rythme!
L'écriture de WH (cette inversion est faite exprès) m'a enthousiasmée par sa modernité, sa musicalité (même en traduction!).  Je garde ainsi un souvenir vif de la course folle dans les bois d'un de ses protagonistes, le curieux regard d'une drôle de petite bonne femme, la frustration d'une jeune adolescente, les soeurs siamoises ou jumelles ou évaporées...

L'univers des "Plus qu'humain" est âpre et étrange. Il est traite d'enfants maltraités, négligés, aliénés... Bref d'estropiés de la vie lesquels portent en eux un don. Un don qui est dû certainement à leur naïveté, leur a-socialité, leur vie en marge de la société. Les adultes ne font que passés et ne voient pas la substantifique moelle de la vie!
Le récit, composé initialement de trois nouvelles (ce qui se sent dans la lecture) parle d'un petit groupe de ces laissés pour compte qui se forment autours d'un crétin. Par leur vie commune, ils créent  un corps "plus qu'humain", un être doué de télékynésie, de télépathie dont la tête pensante et présciente est "bébé". Et Sturgeon touche les théories : Gestalt, et sociale de l'organisme.  Je vous laisse découvrir ...

Le dialogue intérieur de ces enfants s'est révélé pour moi bien plus fort et subtil que celui de Benjy dans Le Bruit et la fureur; n'en déplaise aux amateurs de Faulkner.
Malheureusement l'oeuvre est rattrapée par son temps et "la société" de l'époque... La vivacité des personnages laisse place à un discours psychanalysant et poussiéreux qui m'ont ennuyée...  Ce monument m'est tombé des mains. Je le lisais avec frénésie puis, déçue, je l'ai boudée... Avant de le reprendre et de finir en diagonale... Du fou? 

Qu'aurai-je fait en 1954, ou plus tard à mes 16 ans? J'aurai encensé Sturgeon et dévoré Les plus qu'humain. Moi aussi je suis issue d'une société... Il reste que Chapeau l'artiste!

Pour savoir un peu plus sur Edward Hamilton Waldo: cliquer ici
Pour savoir un peu plus sur Le Bruit et la Fureur: cliquer ici

lundi 3 juin 2013

GEEKOPOLIS 1ER OPUS 2013


Après avoir été l'objet de moqueries, le Geek a réussi ce coup de force de devenir sympathique puis... "Tendance"... Et consécration: Un festival porte son nom !

Le choix du lieu n'est pas anodin puisque « l'entreprise » se passe à Montreuil, dans les locaux du salon de la Littérature jeunesse .

Sous la pluie diluvienne, un dimanche de mai, je m'y suis rendue pour rencontrer des rêveurs, scientifiques ou pas, spécialistes très certainement, qui gardent leur âme d'enfant...

Au programme, une foule de conférences, de stands et même des buvettes, celtique ou japonaise, qui s'éparpillent sur deux étages au sein de quartiers issus d'univers différents: Médiéval fantastique, Fantasy, Robotique, Technologie, Japanime, Steampunck,...


On découvre
des groupes de musique (Zombie: MagoYond
ou de web-séries (Noob bien sûr mais aussi France Five etc...) ,
des goodies, 
des avancées scientifiques,
des associations de passionnés (Les Seigneurs d'Outre Monde, ..),
des journaux comme le Petit Vaporiste...


On joue
(indispensable pour mon prochain roman ),
aux jeux sur plateau,
cartes, consoles préhistoriques de mon adolescence et du futur proche 
(mais ou étaient les frères Bogdanov??????!!!!)


On se rappelle 
(pour les plus anciens) 
les vieilles séries comme Cosmos 99,
Retour vers le futur et autres films de SF (dont l'incontournable Star Wars)

On apprend,
On partage ,
On s'émerveille
accessoires et costumes d'artisans déjantés,
ouvrages et bandes dessinées
d'auteurs et illustrateurs

Le Merveilleux est partout!
Gaël Dupret en sait quelque chose lui qui prône cette belle idée. Il était là aussi pour faire découvrir et faire aboutir son projet « transmédia ».


Je repars de Geekopolis
avec cette idée que
l'imaginaire rend libre et plus humain...
Les rencontres pacifiques "inter-espèces" le font espérer...
( Entre Elfe et golgoth, Zombies, Gentilhommes Jules Verniens, Chevaliers, Princesse Jessica, soldats et bien d'autres....)

Vite le prochain opus!!!!


Site officiel de Geekopolis : cliquer ici
Définition détaillée du GEEk sur wikipédia: cliquer ici
Souscrire à l'aventure LE MERVEILLEUX EST PARTOUT!: cliquer ici
La Boite de Pan: des créateurs d'aventure!!!!!!! pour les grands enfants que nous sommes (avec enfant à partir de dix ans): Pour vivre des aventures "en vrai": cliquer ici

mardi 21 mai 2013

Lecture: Le Livre de saskia: 1. Le Réveil, Marie Pavlenko




Début janvier 2013, ma fille, les yeux brillants, me tend un livre:
— Faut que tu le lises maman! (au cas où vous n'aviez pas compris que c'est ma fillotte)
Le bleu de la couverture et les ailes que l'on apercevait ont fini par me séduire... 
« Chic un livre sur les anges! » Me suis-je dit. Ma dernière tentative de lecture sur ce thème datait de deux ans et s'était révélée un échec.
C'est tout naturellement que Marie Pavlenko a pris la place du P dans ma liste pour le challenge ABC...

L'histoire?

Saskia, une adolescente adoptée, atteint un tournant de sa vie: 18 ans et bientôt le BAC.
Or des événements étonnants se produisent depuis son changement de lycée. Le plus marquant est ce ténébreux jeune homme qui la suit partout et qu'elle retrouve en journée comme surveillant. Il assure vouloir la protéger. 
Mais de quoi? Qui est-il? Qui est-elle?...


La lecture?

J'ai aimé la fluidité de l'écriture, moderne et simple. Il y a de belles descriptions comme celle sur le déploiement des ailes, celle du premier vol fait par Saskia grâce à sa pierre.

Petit bémol: j'ai été un peu dérangée par plusieurs coquilles.

Que dirai-je?

Depuis peu, la littérature adolescente et plus adulte s'aventure dans le monde des anges. Pour moi qui l'ai connu à travers les représentation chrétiennes de mon enfance, je suis intriguée et très intéressée par l'exploitation de ce sujet.

Ce premier volet traite de la découverte par une jeune fille, Saskia, de son essence angélique, de l'amour et de la mort.
Je vous délivre le secret sur sa nature car il est de « polichinelle »! La couverture montre les quatre protagonistes du livre: deux anges,  Saskia et sa pierre. L'intrigue est légère et on peut être agacé au bout d'un certains nombre de chapitres qu'elle ne soit pas « encore » révélée.

Je ne sais pas si les tomes suivants développent plus la société des anges. Pour ma part, que les anges soient des être humains doués de pouvoirs extraordinaires comme de fonctions particulières, ne me séduit pas.
Mais c'est probablement une question générationnelle. Mon ado de 13 ans, grande lectrice, l'a dévoré....


lundi 22 avril 2013

Äkta Människor / Real Humans/ 100% Humain



Cette Série suédoise est un pur bijoux scandinave de SF d'anticipation comme je les aime. Avec beaucoup de simplicité, le créateur nous décrit une société bien proche de la notre à ceci près qu'elle a acquit une technologie robotique avancée. Les humains utilisent ainsi des hubots, serviteurs humanoïdes, qui ressemblent fort à des poupées Barbies et des Kens, lesquels les assistent dans différentes taches du quotidien. Ils sont gouvernantes, ouvriers, secrétaires etc... Esclaves des temps modernes, ils ont un corps d'humains, des logiciels de plus en plus performants mais gardent un statut législatif de machine comme « véhicule motorisé » (épisode 4). Ce qui entraîne des questions: Que sont-ils? S'ils ne ressentent rien (quoique...), doit-on les respecter?, est-ce absurde de s'y attacher?etc...
Une femme pasteur (mariée à une femme) qui vient en aide à un groupe de hubots marginaux, sans maître, répond à sa bien aimée qu'elle agit selon son coeur et que l'homme n'est qu'une machine... Mais si elle est mut par l'empathie et l'humanisme (oh ?!), d'autres sont plus terriens voire, pour certains, pervers...
Tout en tissant des intrigues dramatiques et divertissantes, la série aborde avec intelligence ces thèmes en mettant en scène les relations entre hubots et humains d'âge et de parcours de vie différents et issus de toutes les couches sociales.
Les hubots sont programmés selon les lois d'Isaac Asimov puisqu'ils ne peuvent agir contre l'homme (ils ne mentent pas, ils ne tuent pas) et se doivent de le sauver à leur détriment (Mimi plonge pour sortir de l'eau Léo qui se noie): "blocage Asimov" (épisode 5). Mais la technologie est arrivée à un tel avancement que ces règles sont contournées. Alors que ces règles s'attachent à protéger l'homme, Lars Lundström questionne non seulement sur leur limites mais aussi sur comment protéger les robots des hommes? Et, au fond, que sommes-nous donc?


Pour en savoir un peu plus:
Sur Wikipédia: cliquer ici
sur Arte à voir les jeudi
Les Trois Lois de la robotique d'Isaac Asimov: cliquer ici
^_^ Pour acheter son Hubot: cliquer ici

mercredi 10 avril 2013

Film: Resurrection of the Little Match Girl de Sun-Woo Jang

Pour ce Challenge ABC 2013, j'avais besoin d'un auteur commençant par la lettre J... J'ai listé des réalisateurs chinois et coréens puisque je m'intéresse à leur cinéma et qu'il me font voyager... 
Je suis donc tombée par hasard, grâce au Web et à Wikipedia sur Sun-Woo Jang et sa version "MATHRIXienne" de la Petite marchande aux allumettes!
Or j'ai toujours détesté ce conte. En fait, je hais H.C. Andersen tout en adorant, et en consultant adolescente, un recueil illustré de lui dans mon lit, le soir... Que la marchande meure de froid ou que la petite sirène se transforme en écume m'étaient intolérables...

L'histoire ? 

Pitch: 

"Une petite marchande d'allumettes doit mourir dans nos bras pour que l'on gagne" : Un jeune homme qui se retrouve embringué dans ce jeu vidéo-réel et qui va se mettre à la protéger malgré le System. 

Synopsis

Ju, un livreur d'un restaurant chinois, passe son temps à jouer aux jeux vidéos et à en rêver. Il caresse l'idée de devenir joueur professionnel comme son meilleur ami. 
Pour une raison inconnue, il se retrouve enrollé dans un jeu vidéo qui se déroule dans la réalité. Pour gagner à "Resurrection de la petite marchande aux allumettes", la petite marchande de briquets jetables doit mourir de froid dans ses bras, en lui offrant un dernier regard. Pour cela, il doit l'empêcher de se faire tuer ou de s'amouracher d'un autre que lui. 

Mais cette mission n'a qu'un but pour l'organisation qui dirige réalité et virtualité; le System : tuer Ju...Et s'il le faut par son meilleur ami.

Que dirai-je?

J'étais enthousiaste de le voir. Il me plaisait déjà par la liberté prise avec le conte et l'objectif du jeu dérangeant et anticonformiste! 

Je n'ai donc pas été déçue par les premières minutes d'un clip surréaliste sur la petite vendeuse de briquets qui va mourir dans la rue de froid chassé par les bonnes gens! 
De même, la scène "onirique" où Ju méprisé par des scribouillards se voit les massacrer est, en plus d'être saisissante, intéressante sur le plan analystique: le jeu comme exorcisme de ses pulsions meurtrières, de sa vengeance colérique. Mais aussi  favorisant ces fantasmes violents..

Malgré une narration un peu obscure (mas moins que Mathrix), et qui le reste après un second visonnage, je ne me suis pas ennuyée : les scènes de violence d'arcade mèlent l'humour et les combats de gros flingues ou d'art martial avec maîtrise. 

Il y a bien sur un côté brouillon mais la liberté persiste et c'est une belle leçon.. Ce film dérange et interroge sur les liens entre réalité et jeux ou/et imaginaire. 

Bref: Un film jubilatoire pour cette petite marchande qui se venge avec une mitraillette...




jeudi 4 avril 2013

Lecture: Le Tueur Intime, Claire Favan


C'est par erreur que je l'ai noté sur ma liste ... Après avoir lu le résumé, j'ai cru que c'était le thriller-bizarre que mon celte m'avait raconté: un jeune homme de quinze ans "alexithymique" au profil de tueur qui se soigne en travaillant dans un funérarium . 

Mais on apprend toujours de ses erreurs.

L'histoire ? Dans la tête d'un serial-Killer nous suivons son adolescence, son éclosion, ses crimes à travers les Etats Unis jusqu'à sa chute...

La lecture ? Après un petit temps d'adaptation j'ai lû ce premier roman très facilement. Il a toutes les qualités que l'on peu attendre, d'après moi, d'un Thriller: "Suspens, Sang-Stupre-Souffrances et Profiler".

Que dirai-je ? Claire Favan, écrivain française, nous décrit un psychopathe froid et pervers d'un machiavélisme éprouvant pour le lecteur. Il méritait bien d'être publié par le Nouveaux Auteurs et  primé par le prix VSD du polar! 
Si l'on veut lire en grelottant d'effroi dans son lit, on ne sera pas déçu, à mon avis. Les écrivains anglophones n'ont pas le monopole de ce genre...

Et après ? Je voulais plus de bizarre, un petit "supplément d'âme"... Mais un premier roman haletant et bien ficelé que demander de plus ?!

vendredi 29 mars 2013

TAG - 11 AUTEURS QUI M'ONT FAIT GRANDIR...

Anna Combelles me TAG : Onze auteurs qui m'ont touchée, me font vivre et respirer et pourquoi -et-sans réfléchir?!!!!
Moi qui est une mémoire de poisson pour les noms.... Je suis née sous le signe de la "sardine siamoise" ... Une épine dans le pied quand on a quarante ans.... sisi Bien vrai... Mais je relève le défi!

11 AUTEURS: 

BALZAC, L'ENCYCLOPEDIE UNIVERSALIS, RABELAIS, MUSSET, STRINDBERG, JR LANSDALE, DENNIS LEHANNE, YOKO OGAWA, KAZUO ISHIGURO, RAY BRADBURY, GEORGE ORWELL. Et pourquoi? 

H. de BALZAC:
Mon premier amour et je reviens toujours à lui. Son monde foisonnant, ses personnages obscures et doubles.... La splendeur et la décadence, la pauvreté et les dorures... Le premier étage et sous les toits.... Des gros livres reliés en rouge de la Bibliothèque municipale où je croyais lire des nouvelles qui étaient en fait des romans de La Comédie Humaine. Enfant dévorant sans savoir, lâchée dans un paradis calme et livresque si loin de l'exigu appartement où je survivais avec des adultes peu regardants.... Du Balzac soft en 1980...

L'ENCYCLOPEDIE UNIVERSALIS:
Désolée pas un auteur précis mais je continue sur mes souvenirs qui sont des piliers de ce que je suis dans la vie et dans l'écriture.... Je voulais connaître un auteur? J'allais lire une foule de chose à son égard!!! Des tomes et des tomes à ma portée dans cette fameuse bibliothèque... Qui n'existeront plus  ce qui me rend nostalgique, même si c'est probablement normale, vue la somme de connaissances actuelles:
Rabelais, Léonard de Vinci pouvaient appréhender le monde à leur époque... Puis les Lumières le firent avec l'Encyclopédie et maintenant les Bibliothèques du monde entier sont sur "Babel du web"...

RABELAIS: 
Puisque je viens d'en parler.... Pour sa liberté de parole et d'écriture, son courage en faisant des autopsies en public pour découvrir et apprendre au peuple, lutter contre l'obscurantisme malgré les foudres de l'Etat et l'Enfer... Pour son humour scatologique incroyable pour l'adolescente que j'étais et tout à fait jouissif! Je garde un souvenir ineffable du petit poussin en guise de papier pour se nettoyer l'auguste derrière!

A. MUSSET:
Pour ses pièces véritables odes à l'amour, aux émotions, à l'humanité! Un homme incroyablement moderne et révolutionnaire. Un très grand poète!

A. STRINBERG:
Pour sa perversion , sa souffrante vision de la vie et des femmes. Sa noirceur psychologique angoissante et paranoïaque que l'on retrouve tant dans son écriture que dans ses peintures... Un auteur que je lisais fascinée adolescente, lui un patriote d'une Suède inconnue...

J.R.LANSDALE :
Pour "LES MARECAGES" que j'ai découvert il y a trois ans : Une GIFLE littéraire. Incroyablement maîtrisée la noirceur de l'enfance comme dans Stephen King qui sait si bien la décrire....

DENNIS LEHANNE:
Pour "SHUTTER ISLAND" lû quelques années avant le film. Une narration bouleversante et une fin surprenante et enthousiasmante!!!!!

YOKO OGAWA: 
Pour "PARFUM DE GLACE" et les autres... Pour ce que j'aime le plus dans la littérature et notamment l'écriture japonaise : LA SIMPLICITE bouleversante et aux émotions si protéiformes,  d'une poésie sans équivalent. ... (pour connaitre l'auteure: wikipédia cliquer ici )

KAZUO ISHIGURO:
Pour "AUPRES DE MOI TOUJOURS" une uchronie d'une finesse inouïe d'humanité... Pour son identité japonais/britannique...( pour connaitre l'auteur: wikipédia cliquer ici)

RAY BRADBURY: Un écrivain de SF que j'ai toujous vu comme un poète. Pour ses nouvelles, son Fahrenheit 451 mais aussi et surtout (souvenir d'un élan amoureux pour :) LES CHRONIQUES MARTIENNES...

GEORGE ORWELL : Pour 1984. Pour sa vie, sa tuberculose. Pour ce qu'il est... J'attends de lire son journal!!!

Je TAG-11 et je demande la même PUNITION aux auteurs (lesquels devront en faire autant ;))

DAVID GILSON
SYLVAIN DESVAUX
LAETITIA ARNOUX
LAEA D'AVALON
LANAEL LOGAN
BENEDICTE TAFFIN
DANIEL HENOCQ
ELISABETH CHARRIER
KINDER PHINETTE
PASCAL BLEVAL (scalp millieme grenouille)
JAMES G'O'LEARY
FRANCOISE GRENIER DROESCH : pour lire son TAG cliquer ici





jeudi 28 mars 2013

Salon du Livre 2013: Microcosme

Invitée par l'éditrice 
Virginie Carbuccia
Cyclonique
et 
Passionnée
Eclectique
*
Une Photo à la Jules et Jim 
Pour cette soirée de Jeudi
Séduisante...
où 
dans un hangar fardé:
 Stars, élites, amoureux, auteurs, professionnels de l'édition, libraires, invités... 
se précipitent vers
Les vitrines impressionnantes 
 ou plus modestes et touchantes..

**
Des petits fours et des bulles de champagne, 
des femmes de tout âge apprêtées... 
scrutant les regards...
***
Des éditeurs excités, 
sincères et d'autres moins...
Des auteurs 
sur un petit nuage et 
d'autres 
désabusés...

Soirée passée avec deux auteurs: Mon celte Ronan Le Breton aux multiples noms et David Gilson. 

.





mercredi 27 février 2013

"Billy Chaperon" est paru !

Poussière de Lune... 

Commandes : La Librairie L'Antre-Monde , La Librairie Page (cliquer ici) 18 LA FNAC (cliquer ici) , chez tous les libraires, et à Presses Littéraires ou Amazon

A trouvé 
sur Paris:   à La Librairie L'Antre-Monde à Paris. Voici la fiche pour commander: cliquer ici
 et à la Librairie Page 18  (cliquer ici)

Bande annonce 27 sec: cliquer ici

lundi 25 février 2013

ZONE FRANCHE : UN ESPACE TEMPS MAGIQUE

Il neigeait à Bagneux 
Quand s'installèrent "les créateurs"
Un temps magique,
pour les contes 
au coin du feu...

Peut être Mestr Tom
y était-il pour quelque chose ?
Avec bien d'autres 
participants 
et acteurs 
Emérites 
du festival que je ne saurai nommer.. 
Angèle proposait grimoires 
et "charmes"
pour nos 
papilles 
émerveillées...
Une autre sorcière Fleurine
née d'un Coquelicot
s'était munie 
 de son regard
perçant
Pour me faire tirer le portrait, 
l'Ange Gaël 
 surgit
Et nous découvrîmes 
notre amitié commune
pour le Petit Chaperon Rouge,
prénommé 
(chez moi)
Billy 
Le chat noir s'était lové quelque part...
Accompagné de deux auteurs (et plus)
inséparables
et Raffinés
Quand soudain, L'enchanteur
descendit 
d'un aéroplane 
de papier 
Il nous 
narra 
ses exploits
Continuant ma pérégrination, je rencontrai 
Brume
Claire 
au prénom envoûtant. 
Elle avait trouvé 
un fragment de
 Lune
et  
Je tombai 
en état proche d'Oz! 
Pour mon Heure,
La prêtresse Valérie 
me redonna 
Vie
Alors,
 je me repliai 
vers 
mon celte 
à l'escarcelle
inépuisable
 d'histoires.
Il était 
assis
Tout près 
de Stéphane Tamaillon, déjà envolé, 
et
du Célèbre 
...


FIN


lundi 18 février 2013

Lecture : La Pucelle et le Démon, Benedict Taffin



C'est à l'occasion de la rentrée littéraire des éditions Lokomodo/Asgard/Lucioles, que j'ai rencontré Bénédicte Taffin, une jeune et prometteuse auteure. J'étais intriguée par son second roman au titre mystérieux qui associe la Pucelle, nulle autre que la célèbre Jeanne d'Arc de la guerre de cent ans, et un démon, pas n'importe lequel, semble-t-il, mais « Le Démon »... Je pensais l'acquérir pour ma fille de treize ans mais Bénédicte m'en dissuada en me mettant en garde sur l'existence de scènes sexuelles et violentes. Je me fis donc offrir à Noël ce bel ouvrage...

L'histoire ? Jehanne, ayant été massacrée par des démons, le mercenaire Sidoine, ramène Oriane, une prostituée rencontrée la veille. Oriane prend donc la place de l'élue, celle qui permettra au dauphin d'accéder au trône et de gagner le combat contre les Azuléens.

La lecture ? J'ai beaucoup aimé lire ce roman à l'écriture visuelle quasi cinématographique. Je lui suis gré d'avoir utiliser un vocable restreint de néologismes (dont les sonorités m'ont plu!). Je n'aime pas trop peiné pour accéder à l'imaginaire du narrateur.
Et sur le plan narratif, l'auteure nous entraîne dans les aventures épiques d'Oriane à travers les yeux de Sidoine, son protecteur et amant, qui au fond est le principal protagoniste. La Hire, comme on le surnomme (j'adore ce mot "ire" qui, pour moi d'emblée, désigne son caractère colérique!), est habité depuis son adolescence par le Démon, un bhargoest nommé Arhkaar. En "googelisant Hire", j'ai découverts qu'il est aussi un personnage historique, homme d'arme qui se rallie à Jeanne d'Arc, surnommé ainsi pour des raisons obscures (colère ou lieu de naissance ou les deux?), de son vrai nom : Étienne de Vignoles.
En bonne conteuse, Bénédicte Taffin joue avec les contrastes : Oriane la prostituée/Jehanne la pucelle, Sidoine l'amoureux transi/Archkaar le démon-pervers assoiffé de sang et de sexe (qui a choqué plus d'un lecteur et que je trouve, pour ma part, ambigû et donc très intéressant), l'histoire de Jehanne -  « la vraie » contée en début de chapitre/ l'épisode qui s'y associe d' Oriane emprise avec un zéphyr dans un univers de Fantasy... La fin ne déroge pas à ce thème du double et la pirouette est futée... Très futée!...

Que dirai-je? J'aime l'effraction de la fantaisie, l'imaginaire, la magie dans la réalité alors comment ne pas être séduite par cette « biographie » ? Cette intrusion « fantaisiste » nous fait toucher parfois des vérités ou nous questionner profondément... Lors de ma rencontre avec Bénédicte, elle m'avait cité comme roman de son adolescence « Dune » de Franck Herbert, qui l'avait interpellée sur le pouvoir et de l'abnégation. J'avais conclue que cela rejoignait le propos de son roman qu'elle m'avait dévoilé. Et ma foi, je ne m'étais pas trompée. Car si, historiquement, la Pucelle se sacrifie pour le peuple et le roi. Dans le roman, Oriane, la prostituée bisexuelle, se transforme en une héroïne farouche, belliqueuse et pieuse, mue par un zéphir assoiffé de pouvoir et de reconnaissance , et par amour pour Cyrielle ... Et en fin de compte, elle se retrouve au bûcher. ("Au bûcher" : oui mais non...)

Pour la petite Histoire: Pour son second roman, Bénédicte Taffin s'est renommée Benedict Taffin. Il semblerait que cela soit pour se différencier de son premier roman dédié au public jeunesse et aussi comme pied de nez à un témoignage de lecteur qui se serait plaint que les seuls auteurs dignes d'être lus soient anglo-saxons... Ah Bon, c'est génétique?