lundi 3 septembre 2018

Arcadia, Fabrice Colin

Arcadia de Fabrice Colin est un roman publié, il y a quelques temps déjà, chez Bragelonne dont la couverture donne le ton (c'est que leur couverture sont parfois "mortelles"!). C'est aussi pour elle que j'ai craqué,
d'autant que je voulais lire un roman steampunck. Mais l'est-il vraiment ?
Arcadia, l'intégrale est un roman poétique
où l'on navigue entre deux Mondes,
"attention deux mondes moribonds".
Le roman ne verse pour autant pas dans le mortifère, ni dans le "saisissant".
Peut être pas assez du coup, du moins à mon goût...
Mais Arcadia se veut, du moins au vue des références qui jalonnent le roman et qui pour moi tisse le fil conducteur,
un hommage aux romantiques pré-raphaelites.
Et c'est vrai qu'Arcadia ne manque pas de charme au point où je ne l'ai pas lâchée,
même si je ne suis pas sûre de pouvoir ranger Arcadia dans les romans .
Arcadia ?
Poème, rêve, illusions.

Pour ceux et celles qui l'ont lu: Sous fond de fin du monde, je me suis plus d'une fois endormie dans la chaleur moite, en rêvant que moi j'irai voir du côté des symbolistes au musée d'Orsay abandonné pour m'offrir une toile. Et vous?

jeudi 23 août 2018

Lecture: Zombi de Joyce Carol Oates


Dans mon petit mot sur MiVampire, je parle de Zombi de Joyce Carol Oates et je me rends compte que je ne l'ai pas présenté !
Zombi est un court roman. C'est le journal d'un jeune adulte qui est "gravement piqué des vers". Le problème c'est que si les vers le piquent, lui n'hésite pas à ramasser des jeunes ou à les kidnapper pour en faire des zombis. Le fait est qu'il serai ravi d'avoir un zombi dédié à lui... J'en parle avec humour mais le roman n'en n'a pas. Nous rentrons dans l'esprit dérangé et criminel, totalement amoral du protagoniste. On aime ou pas. C'est souvent le cas, du reste, avec l'autrice Joyce Carol Oates.
Pour ma part, j'ai lu "Zombi", totalement fascinée mais aussi nauséeuse. Le fait qu'il soit court était un plus. Je ne sais pas si j'aurai tenu deux cent pages...
Ce roman m'a aussi réconcilié , en tout cas je l'espère avec moi. Je vous explique, je rêve d'écrire une enquête (bon j'en ai une en court d'écriture avec mon compagnon mais je ne suis pas seule et elle est ultra loufoque, du moins pour moi) mais quand j'écris dans le registre polar, c'est du noir très noir qui sort, plutôt côté du criminel... Grâce à Zombi je me suis réconciliée avec cette partie de moi. Quand j'écris dans le Noir, j'écris des horreurs et alors ? Si cette grande autrice Joyce Carol Oates le fait, je peux à mon petit niveau me le permettre. D'où MiVampire (sans compter L'Ange de la Mort, ou encore Tri-sélectif) !
Donc si vous n'êtes pas déprimé, si vous avez l'estomac accroché et vous êtes interessé, Zombi est un petit livre terrifiant.



jeudi 16 août 2018

Joyce Carol Oates


Par ce court article je souhaite rendre hommage à cette autrice que je rêverai de rencontrer (mais je resterai sûrement muette comme ça m'est arrivé quand je me suis retrouvée devant ).

J'ai découvert Joyce Carol Oates en 2015, durant l'été, avec son roman "Ravin" et j'en suis devenu totalement fan. Pendant cet été, j'ai visionné des vidéos, lu des articles sur elle. Bref, mon compagnon s'est dit "une nouvelle lubie" ! J'ai arrêté les visionnages mais je reste "attachée" à Joyce Carol Oates et ai continué à la découvrir à travers ses romans. Elle est pour moi un panthéon de la littérature. Elle écrit plus vite que son ombre, et ce qu'elle écrit est bon. Elle écrit sans se soucier du nombre de pages (rares sont les écrivains à se soucier du nombre de pages je vous l'accorde, ceux sont plutôt certains éditeurs qui "exigent" et certains lecteurs qui regardent "pour en avoir pour leur argent" , je vous assure j'ai déjà vu, mais il reste que certains auteurs écrivent des kilomètres qui pourraient être réduit et gagner en puissance... à mon avis).
Sans parler des nouvelles, Joyce Carol Oates peut pondre donc un roman de 90 pages (comme "Premier Amour") et un autre de 700 et des poussières. Ce qui compte c'est l'histoire. Elle ne fait jamais la même chose, même son écriture change, elle se renouvelle constamment. A la bibliothèque, ses livres s'éparpillent entre les sections de littérature pour adulte (la "blanche" mais le roman "Maudits" pourrait bien faire partir de la SFFF), le polar et la jeunesse (peu je vous accorde). 
Si elle se renouvelle toujours, il reste bien sûr qu'elle explore des univers scabreux, angoissants, sadiques, pour certains frisant le fantastique ou la folie (ou les deux), mais pour tous très souvent encré dans le quotidien ordinaire. Elle peut s'inspirer de faits divers, retentissants ou pas. Elle se penche sur des cas personnels mais peut aussi s'atteler à des chantiers bien plus ambitieux et décortiquer avec brillo les mécaniques médiatiques et politiques qui se referment sur un fait divers et donc sur une souffrance réelle pour en faire un outil de propagande comme dans "Sacrifice".
Joyce Carol Oates est terriblement percutante et se fout de provoquer, de ne pas délivrer un message "policé". Du reste, elle ne cherche pas à provoquer, elle est vrai. Et être "brut de décoffrage" c'est ce qui fait mal et déplaît, non? Du moins c'est ce que je pense. Je me demande comment elle a pu rester longtemps enseignante ?
On aime ou on aime pas, elle ne laisse en tout cas pas indifférente. C'est une autrice dont on ne parle pas assez (à mon goût) dans notre contrée.
Alors voilà, je me suis fait ensorcelée par Joyce Carol Oates. 

jeudi 9 août 2018

Lecture: Mistral cinglant, Zolma



L'été est chaud. Bon aujourd'hui il pleut en Avignon. Mais le ciel bleu va revenir c'est sûr et les moustiques avec. Ce qui n'est pas une joie, pour ma part...
En tout cas en été (comme en hiver du reste) un bon polar ça fait du bien. N'est-ce pas? (bon quand on aime le genre).

Du coup voici un petit article après deux mois d'absence pour vacance au Canada, Boulot, sieste et canicule. La vie est duuuuuuuurrrrrrrrreeeeeee.....

Mistral Cinglant est un bouquin que j'ai découvert grâce à la grande prêtresse du noire,  Jeanne Desaubry. Je l'a remercie de m'avoir fait connaître ce sacré écrivain nommé Zolma au salon du polar de Villeneuves les Avignons il y a deux ans si je ne m'abuse ou trois... Comme le temps n'est pas linéaire et mazette comme je suis anachronique "à souhait"!
En gros, elle m'a dit "tu vas pas le regretter!" Eh c'est vrai Talentueuse Auteur et Grande Lectrice de Polar, je t'appelerai dorénavant "Grande prêtresse du Noire"Jeanne.

Bon, je n'ai pas commencé par le première enquête, mais vous comprendrez que le titre me faisait trop envie. C'est que voyez-vous j'aime le Mistral. Le vent qui rend fou, ça vous étonne? En plus, j'aime Avignon donc j'aime le Mistral (il me berce la nuit).

Du coup j'ai pris ce second opus si je ne m'abuse et j'ai rencontré Lily Verdine, la "principale" du bouquin, et une ribambelle de personnages haut en couleur tout en étant terriblement vrais (j'adore le médecin, ce qui n'est pas peu dire de ma part !Ah Doc Victor j'aimerai le rencontrer!).
Avec Mistral cinglant  j'ai passé des moments croustillants et pas glacés pour un sou. Une belle lecture noire-plaisir mâtinée de social. Ce qui n'enlève rien à l'humour ravageur de Zolma et de sa Lily Verdine; car Lily est une femme brut de décoffrage (je kiffe!) . Elle a les deux pieds sur terre et la cuirasse de détective privée. Elle met la main dans le cambouis, elle en chie et nous, lecteurs sadiques, on en redemande ! Ouhhh la boulette ! j'ai glissé vers le "on" englobant tous les lecteurs de Mistral Cinglant comme si je les connaissais. Non je vous rassure c'est une boulette, je ne dis pas encore "nous" en parlant de moi... Eh!Eh!

Bon du bouquin je ne dis pas grand chose en définitive mais c'est qu'il mérite d'être découvert. Une structure classique: une enquête. Un humour croustillant (je me répète). Une intrigue sociale sur des sujets qui mérite qu'on s'y arrête. Voilà je vous laisse sur votre faim mais c'est pour la bonne cause. Eh!Eh!Eh!



lundi 4 juin 2018

Mi Vampire va bientôt sortir, frémissez !

J'avoue j'ai écrit une horreur. Encore une chez Ska ! Cet éditeur est vraiment aussi fêlé que moi et je leur remercie encore et encore! Faut dire que ceux sont des pointures : Max Obione et Jeanne Desaubry !
Je me suis coulée dans l'esprit d'un grand malade. Dans le Noir, je ne sais pas écrire des enquêtes mais l'esprit dérangé, est un domaine que je connais. Mon boulot de psy et mes lectures de Stéphane Bourgouin, vous me direz. Oui mais pas que... Ma part d'humanité, comme nous tous, est aussi lumineuse que sombre...
Pour MiVampire je me suis inspirée d'un fait divers qui a défrayé la chronique americaine déjà bien saturée. Bien sûr je m'en éloigne et je fais parler, comme dans L'Ange de la Mort, MiVampire. Attention aux personnes sensibles, les fantasmes et la folie de MiVampire sont explosifs mais, ils témoignent aussi du sordide d'un certain quotidien ...
Si je pouvais, je dédierai Mivampire à Joyce Carol Oates et à "son" Zombi. C'est ce court roman de Joyce Carol Oates qui m'a poussée à sévir à nouveau dans le domaine du Noir, très noir...

lundi 14 mai 2018

FEERIKA 2018 Festival de l'EAU

Vous ayant annoncé ma venue à ce festival, je me devais de vous faire un petit retour. Alors voili voilou:

L'Isle sur la Sorgue est une bien jolie et coquette ville ; programmer un festival de SFFF dans le parc Gauthier était une fameuse idée (même si faire payer l'entrée se discute). Tout pour plaire donc :
  • Un soleil radieux le premier jour, 
  • Des supers autrices et auteurs au rendez-vous (Anna Combelle, Fred Marty, Andrea Deslacs, Frederic Czilinder et Mr Atalante, Celia Ibanez et d'autres que je n'ai pas eu le temps de connaitre),
(Bon va y avoir des jaloux mais je n'ai pris que Fred et Andrea.... je suis tête en l'air!!!!!!)

  • Le burger végé (oui!!!!) avec frites "fraîches" . Impossible d'y résister. Comme les petits biscuits à la cannelle et aux amandes.... Une autre histoire!
(Je ne vous mets pas de photo mais vous m'aurez compris...)


  • Une nouvelle lectrice Sarah en compagnie de sa fille au prénom de princesse...
  • Des cosplays, itout itout 
(Surtout celui de Dona une gorgone métallique très très impressionnante!)

Oui tous les signes (ou presque) étaient réunis et promettaient de bons moments le jour suivant mais la pluie et le vent se sont invités. Ravis eux aussi d'y participer. Le problème c'est qu'ils se sont taillés la part belle. Le festival est tombé à l'eau (c'est le cas de le dire). Plouf!



vendredi 11 mai 2018

2018 L'ANNEE DU CHIEN ET DE HACHIKO ! et un Festival ce WE :)


Tant de temps ! Nous sommes déjà au printemps et je n'ai pas pris le temps d'écrire cet article auquel je pense depuis le nouvel an chinois ! J'avais même pris des photos à l'aéroport de Hong-Kong où je me trouvais en transit pour la Nouvelle Zelande ! La Nouvelle Zelande et les Maoris, voilà un endroit merveilleux et un peuple qui m'a apporté énormément d'histoires et de beauté. J'espère bien écrire dessus !!!
Bon je reviens au Nouvel An Chinois et aux chiens. 2018 l'année des chiens. Voilà qui aurait plût à Shogun Inu Kubo, un amoureux des chiens qui a vraiment existé et qui a aidé Hachiko contre la Reine de la nuit Izanami qui a envoyé un tas de Yokaï à la poursuite de ce chien fougueux et obsédé par retrouver son maître. Hachiko au Pays de la nuit est sorti il y a environ un an chez Rroyzz Editions, six mois avant 2018 l'année du Chien et Il se porte bien. Je reçois pleins de commentaires positifs de vive voix et parfois écrits par mail voire sur une certaine plateforme, et j'avoue être heureuse. Bien sûr cela me fait plaisir à mon petit égo mais ce qui me fait sincèrement encore plus plaisir c'est qu'un Chien est la première place avec un Shogun très très original, sans oublier Mistigri un chat poète et parigot.
Hachiko est né il y a très très longtemps de mes lectures de Jack London et de Boulgakov (Le Maître et Marguerite); c'est certain ! Il est aussi né de ma rencontre avec les chiens et chats et hamster dont je me suis occupé. Enfin, il est né il y a environ onze ans de ma rencontre avec sa statue à la gare de Shibuya. Je ne connaissais pas son histoire et je n'ai pas voulu voir le film qui a été fait. Hachiko a pris vit sous ma plume et mon clavier mais je peux vous assurer que je n'étais pas maître à bord. Je courais pour écrire fébrilement ce qu'il arrivait au trio Hachiko/Shogun/Mistigri ! A leurs péripéties, comme à leurs rencontres , autant dans le monde des morts qu'au cimetière ou dans la maison d'enfance d'Hachiko, avec des personnages ayant réellement vécu au Japon ou issus de la mythologie japonaise ou de "mon"imagination. Je peux dire que, comme Billy Chaperon, et au fond tout ce que j'écris, cela m'a été insufflé. c'est la Magie de l'écriture. Je pénètre dans un monde parallèle, quelque chose qui pourrait être du Nagual, d'où ces guillemets pour "mon"imagination. Bien sûr, je ne suis pas la seule à vivre ce phénomène ! Mais j'avais envie de parler de ce supplément d'âme qui vient d'ailleurs... J'avais envie de rendre hommage à ce roman et aussi aux lecteurs qui ont pris la peine d'écrire ou de m'envoyer un petit message.

J'espère être aussi un peu plus prolixe dans ce blog mais il est vrai que l'objectif de celui-ci pour moi n'est pas clair. Je parle surtout de mes lectures et des films ou séries que je vois. Mais j'ai envie de le faire évoluer. A voir...

J'allais oublié!

J'ai la chance de participer ce WE à un festival de SFFF avec le collectif la Tarasque et Hydralune. Je les remercie de m'accepter auprès d'eux!!!!!

Pour conclure, voici un chat qui est aussi parigot que Mistrigri mais qui à à plutôt un faux aire de frida Kahlo, à mon avis, avec les fleurs en arrière plan. Eh!eh!eh! et puis une des fameuses photos du nouvel an chinois dans l'aéroport de Hong Kong. En espérant que la Chine arrête les tortures et massacres perpétrés sur les chiens .... Je vous embrasse. Belle année, Beau printemps !