mercredi 15 avril 2020

Dune ou l'avenir de la Terre

 Alors que nombreux sont ceux qui se précipitent sur Camus et "sa" Peste"en cette periode de pandémie (je précise du Covid-19, au cas où vous lisiez cet article dans quelques années et que d'autres pandémie ait suivie...), je me suis pour ma part précipité sur "Dune" de Frank Herbert. Impossible d'échapper à cette impulsion. Il fallait que je relise ce chef d'oeuvre (du moins c'est mon sentiment). Je l'ai pourtant déjà lû trois fois depuis ma découverte initialement cinématographique et totalement "extatique" à mes 13 ans du film de David Lynch, qu'il a pourtant renié (comme il est triste d'abandonner ses enfants en bas âge. Heureusement Dune se suffit à elle-même c'est ce qui prouve sa grandeur)... 

Pourquoi devais-je lire "Dune" ? Eh bien je l'ai compris au fil des pages: la planète aride et totalement désertifiée (ou presque) , la bien nommée Arrakis, m'est apparue comme une version de notre planète Terre dans quelques années si nous n'apprenons pas de la leçon que nous donne ce petit virus (qu'on ne me dise pas que le climat n'a rien à voir! ). Franck Herbert est un écrivain inspiré, en ce sens touché par l'Esprit, par une Vision. Je n'avais jamais fait de recherche sur lui et je n'ai pas été étonnée en lisant, après coup, qu'il a été psychanalyste Jungien et qu'il avait des convictions écologiques.
Lire Dune (du moins les deux premiers volumes) peut plonger en état de transe. Une transe où l'aridité, la magie, la méditation, l'eau se mélangent avec les combats la cruauté, la cupidité et les intrigues politiques. Je n'en dis pas plus car quand on sort de transe , le cerveau est cotonneux, on ne trouve pas ses mots car les mots sont réducteurs de l'expérience vécue.

Je vous engage à lire "Dune" et à désirer une planète où nous serons des hommes libres, comme les fremens (free men) loin de cette cupidité, violence, et intrigues politico-économiques. Des hommes libres qui respectent leur planète...

Et en ces temps difficiles, la litanie Bene Guesserit (qu'adolescente j'aimais à répéter) me parait toute indiquée (et ne devrait pas déplaire aux adeptes de la méditation dont je fais partie, du reste cette litanie me fait penser au livre "La peur" de Thich Nhat Han) :

"Je ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l'esprit. la peur est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale. J'affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu'elle sera passée, je tournerai mon oeil interieur sur son chemin. Et là où elle sera passée, il n'y aura plus rien. Rien que moi"

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