lundi 29 février 2016

lecture : L'appel de la Forêt de Jacques London



J'ai relu le roman de Jack London une trentaine d'années après ma première lecture. Trente ans, déjà!
A l'époque, j'avais lu "L'appel de la forêt" plusieurs fois avec un plaisir mystique (pour certains, je suis syphonnée eh!eh!eh!). Je tenais tant à ce roman qu'il m'a ainsi suivi dans tous mes déménagements. Même au Canada où "L'appel de la Forêt" était bien enfoui dans mes souvenirs; je n'avais alors pas fait le rapprochement (que je fais maintenant) entre l'exaltation ressentie à me retrouver face à une soixantaine de chiens excités à l'idée d'être choisis pour une promenade en traîneau. Alors que les autres visiteurs se trouvaient à bonne distance de ces chiens, je piaffais et me retenais de hurler comme eux. Totalement dingue et exaltée!

Après une trentaines d'années donc (oulalala, ça fait un bail !), j'ai relu "L'appel de La Forêt" dans mon exemplaire d'enfant, cette fois-ci à voix haute pour mon fils de douze ans.

Les souvenirs âpres de ce roman ont resurgis intacts. Je me retrouvais à nouveau dans la peau de ce chien malmené par les aléas de la vie, par les décisions arbitraires des hommes. J'ai alors pris conscience d'une évidence, j'ai porté en moi "L'appel de la Forêt" toutes ces années. Et si l'on écrit pour des gens qu'on aime, on écrit aussi pour des romans qui ont compté dans notre enfance et notre adolescence.
J'ai écris "Hachiko dans le Monde de la Nuit" (qui sera... Oui!Oui!... éditée en janvier 2017 par rroyzz edition) pour "L'appel de la Forêt". (Aussi pour "Maître et Marguerite" de Boulgakov mais c'est une autre histoire...)

"L'appel de La Forêt" est un roman intemporel et transgénérationnel: "un classique" à connaître, à humer, à vivre. Pour moi, il est bien plus, il trace mon chemin. Il appelle à la liberté d'être ce que l'on est au plus profond.

Jack London croque la vie, les gens, les émotions avec un incroyable talent. Il est un personnage d'un talent incroyable (encore talent!) qui a brûlé la vie par les deux bouts. Un génie qui a courut malgré et en raison d'une plaie béante qui ne s'est jamais cicatrisée et l'a achevé à quarante ans.

PS
Je salue le traducteur qui m'a permis de le découvrir et de le redécouvrir.
Arte ce mois-ci a mis à disposition un documentaire en deux parties: Loups solitaires en toute liberté. Plusieurs scientifiques étudient les migrations de certains jeunes loups. L'appel de la forêt est d'actualité. Toujours. Si vous voulez le voir ou trouver les références: cliquer ici 

Si vous voulez allez un peu plus loin:
Le site des "amis de Jack London": cliquer ici
Wikipedia "Jack London": cliquer ici

mardi 10 novembre 2015

Lecture : Premier amour, Joyce Carol oates

Après avoir découvert Joyce Carol Oates avec Ravin, j'ai découvert sur le web Premier amour. La couverture est magnifique! Et la présentation, intrigante; dans mes souvenirs ça donne ça : Conte gothique, une histoire malsaine d'une enfant de onze ans qui se fait agressée dans une ambiance fantastique.
Impossible de résister, je n'ai même pas tenté et me le suis procuré. Reçu après ma lecture de "Délicieuses pourriture" (entre temps je m'étais précipitée à la bibli), j'ai découvert une autre écriture. Joyce Carol Oates est une écrivain protéiforme !

Le "tu" pour parler de l'héroïne est quasi omni-présent, surtout à partir du moment où la relation sado-maso s'installe entre la jeune enfant et son cousin séminariste de 25 ans. C'est un "tu" dérangeant, qui malmène le lecteur.  En tut cas, en ce qui me concerne! Tu te retrouves à vivre ce que Joséphine supporte avec sa fragilité, son intelligence, sa mère égocentrique en prime.

Morbide, certes mais brillant comme une petite pierre précieuse opaque. Roman court, il se lit d'une traite.
Par contre pour le gothique, je ne vois pas. Joséphine voit la vie à travers un prisme de l'imaginaire, si c'est là du fantastique et bien je n'ai pas la même définition, ni la même sensibilité. Qu'importe!
Un court roman troublant.

lundi 19 octobre 2015

lecture : Ravin, Joyce Carol Oates


Attention, coup de foudre littéraire à la découverte de Joyce Carol Oates, à travers son roman "Ravin" !

J'ai adoré.
Au point où je n'arrive plus à lire un autre auteur. Impossible.
Bon, je ne m'inquiète pas, vue qu'elle en a écrit une centaine de bouquins...

Eh c'est quoi Ravin?
Un roman noir... qui commence par un pauvre type, agent immobilier et photographe, qui se trouve mêlé, grâce à l'insistance de la police, à un kidnapping et un meurtre d'une artiste de la région.

Mais Ravin est bien bien plus!
Roman à facettes, rubix-cube talenteux mais profondément sensible, il soulève une multitudes de thèmes, qui sont comme des secrets livrés par l'auteur extra-lucide.
Impossibles de les à aborder ici : gémellité, folie, "normalité sociale", religion, créativité, marché de l'art, voire même profiling et créativité, l'incapacité à voir plus loin que ses préjugés, etc..

Allez, quelques secrets :

Le processus créatif emporte l'artiste à la lisière de la folie, pour mieux le connecter au mystère de la vie...
Certaines oeuvres se font échos, comme si deux univers se percutaient déclenchant un enthousiasme exceptionnel, car fusionnel, des créateurs, ou au contraire des sentiments de haine et de jalousie . Comme si l'on rencontre son double, au même niveau que nous, ou trop talentueux. 
Ce qui arrive au photographe et au criminel quand ils découvrent les collages de la future victime... L'un en tombe amoureux, l'autre la détruit.

Dans "Ravin", Joyce Carol Oates tisse ainsi une toile entre le criminel, un artiste fou, pervers tout à fait froid et sans talent, et ce photographe, talentueux la nuit, qui tente de vivre la vie normale et bourgeoise désirée par sa femme. On pourrait croire que tout les sépare, mais il n'en est rien, au point même où le photographe peut se mettre dans la tête du serial criminel.


Jouissif, exaltant, sensible. Une tornade pour moi.

Pour en savoir plus : 

Joyce Carol Oates: wikipedia   

Deux article sur Joyce Carol Oates : 

*Le mien : cliquer ici , 

*et celui de Didier Jacob, article très intéressant: cliquer ici

lundi 12 octobre 2015

Lecture : Comme des images, Clémentine Bauvais



J'ai découvert Clémentine Bauvais grâce à une critique sur son dernier roman jeunesse Les Petites reines :  (cliquer ici)
Je suis donc allée visiter son blog qui m'a donnée l'image d'une auteur fort sympathique et "hyperactive". :)

Parmi sa bibliographie, mon regard est resté accroché à "Comme des images":

* De part son titre énigmatique:
clin d'oeil à l'expression "sage comme des images"
mais aussi à l'image que les autres nous donnent à voir et qui est souvent trompeuse,
l'image commune des deux jumelles pourtant si différentes
et enfin l'image omni-présente et ravageuse chez les jeunes...

* De part la beauté de sa couverture, avec ses deux filles en maillot de bain, prêtes à plonger dans le grand bassin de la vie.

Coup de foudre : il fallait que je lise ce livre.
Et fait surprenant : Comme des images" se trouvaient à ma bibliothèque municipale. Alors je l'ai lu, très vite.
L'écriture de Clémentine Bauvais me plaît. Ses images (c'est le cas de le dire !) m'ont surprise par leur originalité.

"Comme des images"  est un roman jeunesse très ambitieux, peut être un peu trop par les nombreux thème abordés (mais ne vaut-il pas mieux être ambitieux?!); en vrac  :

Gémellité et ses déboires,
Sexto et cyberharcèlement,
Amitié dominant-dominé qui glisse dans l'homosexualité
Elitisme d'un lycée parisien avec la pression négative et Obsession de l'excellence pour les parents : Tu seras SDF si on tu ne fais pas de prépa
Suicide sans vraiment aller jusqu'au bout: pierre de l'édifice; chute coma 
Violence du cyber-harcèlement

Bref :
Je suis donc restée sur ma faim. Mais n'est-ce pas mieux qu'une lecture creuse ? Je lirai donc la Pouilleuse (le titre me fait capoter)

vendredi 11 septembre 2015

La révolution du rétro, un retour aux sources ?

Je suis fan de rétro !
Durant toute ma jeunesse, j'ai fréquenté les puces, brocantes et fripes grâce à ma mère, une amoureuse des "vieilleries" en tout genre. Adolescente, je faisais collection de chapeaux dont un à voilette que je vénérais. J'étais probablement marteau pour vous, mais je me rappelle avoir " baver" dès semaines devant un nécessaire de voyage : valisette en cuir, flacons en verre etc...
Le style vestimentaire des années vingt-trente, me faisaient rêver, comme celui des années quarante, tout en trouvant cool les Levis 501, le ska, le punk-rock...
Or depuis que je navigue dans le monde de la SFFF, je reviens à cet amour.  Que n'est le Steampunck si ce n'est la nostalgie du début 19è siècles saupoudré de l'univers imaginaire de Jules Vernes ?

Mais est-ce une question de nostalgie ? N'est-ce pas plutôt un art de vivre ?

C'est l'idée que véhicule le documentaire "La révolution du rétro" diffusé sur Arte et que je rejoins.
Ceux qui ont choisi de vivre "dans le passé" font l'éloge à la lenteur, à la simplicité, à la rencontre à l'autre, au respect, à l'intimité, à la fête qu'elle soit absurde ou dévergondée. Être rétro, c'est aussi s'affirmer, être soi et non le produit de la société actuelle consumériste et narcissique. Le courant "slow attitude" est dans le même mood.  Et le rétro, en plus, c'est écolo :)

Pour aller plus loin:
Le documentaire : cliquer ici
Le Manifeste Chap est traduit en français, deux articles dessus interessants:
dans Paulette: cliquer ici
de Thomas Morales, un auteur que je découvre dans l'article ;) : cliquer ici

vendredi 4 septembre 2015

Série sur netflix : Luther, saison 1 & 2

Non cette série britannique "Luther" ne parle pas de Martin Luther King. Et si le protagoniste partage avec ce grand homme l'idéal du Bien, de la bonté, Luther défend les brebis mais emploie tous les moyens légaux et illégaux, "bons ou mauvais", pour y parvenir.
L'Enfer est pavé de bonnes intentions, n'est-ce pas ?

Bon, et pourquoi je vous parle de de "Luther" ? J'en suis très fan !!!Luther, le protagoniste, est une sorte de dirty Harry anglais, qui s'en éloigne par ses remises en questions, "sa morale" et par l'expression de ses émotions qu'il a du mal à canaliser. Un être humain, quoi !

La série débute par la fin d'une enquête. Original, non?
L'inspecteur Luther poursuit dans des locaux désaffectés un pédocriminel et ne résiste pas à la sanction; au nom des jeunes victimes, il laisse le sadique meurtrier tomber dans l'abîme et s'y écraser. Luther ne donne pas de circonstances atténuantes aux monstres (quoique...), il mène un combat contre le Mal.

Certains pourraient voir en lui un psychopathe. Il est vrai qu'il est impulsif, qu'il n'hésite pas à contourner la Loi mais c'est pour la "bonne cause". Il est un chevalier, un défenseur de la veuve et de l'orphelin, sans en rechercher la gloire. Au contraire, dans notre monde, c'est plutôt mal considéré. Luther se salit les mains pour mieux sauver l'autre mais ça, certains ne le comprennent pas; ils considèrent Luther comme un ripoux. Il frise la mise à pied à plusieurs reprises. Il se maltraite et se malmène. Il sacrifie sa vie de couple et l'être qu'il aime le plus au monde, sa femme au cours de la première saison. Dans la seconde saison, au dernier épisode, il passe un pacte et s'asperge d'essence devant le criminel (je n'ai pas résisté à faire un cliché, photo ci-dessus).

La série Luther m' a entraîné (pour mon plus grand plaisir) dans le sillage d'un être exceptionnel d'abnégation et de hargne, qui traque les criminels en série, les plus différents qui soient. Et en plus, l'acteur (comme les autres) est Géant!

Mais cela ne s'arrête pas là... En guise de piment, Luther rencontre et noue, après un affrontement il va s'en dire, une relation qui, au fil des épisodes, se transforme en "amitié" avec une horrible psychopathe ! Sisi, une "vraie", dénuée de tout sentiment, ou presque... Le dialogue, qui s'instaure entre eux, nous entraîne dans les eaux troubles où le Bien et le Mal deviennent partenaires, où la psychopathe qui pense en tant que tel, va aider ce défenseur du Bien "jusqu'au-boutiste", non seulement dans ses enquêtes, mais aussi dans sa vie privée, en le défendant et le protégeant. Et j'y crois !

"Luther" est une série-ovnie dans le monde des séries "Thrillers-enquêtes criminelles", une série à découvrir et à savourer. Elle a quelque chose de "Line of Duty" sauf que "heureusement" Luther n'est pas sacrifié par les scénaristes. Il n'a pas autant de moral que l'enquêteur de Line of Duty qui se suicide pour mon grand désarroi !

mercredi 26 août 2015

Film: Absolutely Anything, Terry Jones


Non ce n'es pas le titre, pourtant prometteur, qui m'a poussée à voir "Absolutely Anything", mais Simon Pegg !
Bon, je sais que ça ne fait pas aussi classe que si j'avais dit "je suis fan des Monthy Python et donc je ne pouvais pas ne pas aller voir ce putain de film ! "; ce qui n'est pas faux non plus... Mais je ne suis qu'une petite joueuse par rapport aux "vrais fans" des Monthy Python ...

Je récapitule pour ceux qui seraient perdus  :
Primo : j'ai vu l'affiche avec "Simon Pegg" : je me suis dit "j'y vais"
Deuxio : j'ai lu "réalisé par Terry Jones", là je ne me suis plus rien dit: un Monty Python qui dirige Simon Pegg dans "Absolutely Anything", ça ne demande qu'une chose : à quelle heure la prochaine séance ? 

Je m'y suis donc précipitée, emmenant sous le bras chéri (aussi fan), filston (12A) et les potes de ce dernier (des jumeaux, donc : des triplets).
Résultat: un sans faute et un très bon moment pour deux générations :)

Alors vraiment dois-je dire quelque chose pour que vous couriez voir "Absolutely Anything"? J'avoue avoir peur de spolier le film mais je m'essaye à cet exercice (je n'ai peur de rien !) :

Prenez des extra-terrestres snobs, et tout à fait odieux, qui mettent les terriens à l'épreuve, sans qu'ils le sachent bien entendu, pour savoir si les hommes sont dignes de vivre et, par la même, d'intégrer leur confrérie de surdoués inter-galactiques .
Et que font donc ces huluberlus ? Ils donnent un pouvoir extraordinaire à un sinistre inconnu : un professeur de littérature au collège (Simon Pegg), qui cumule retards et excuses bidons, qui n'a aucun plaisir à enseigner, qui a la pire classe de l'établissement, qui vit avec son chien, rêve d'écrire un best-sellaire (ça ça ne sera pas exploité par le scénario, dommage) et tripe sur sa voisine .

Et ce pouvoir quel est-il ? Celui d'exaucer tous ses désirs, à la manière du génie de la lampe magique d'Aladdin, à ceci près qu'il n'y a pas de limites dans le nombre de souhaits (nananerrr-reuh !). Ce qui veut dire:
1) que quand on ne sait pas qu'on a ce pouvoir, on peut faire un truc atroce (comme l'explosion de sa classe...)
2) qu'il faut réfléchir à la formulation de son souhait et tourner sa langue trois fois avant de le prononcer...

Et voilà, de très très bons moments avec, en plus:
un chien qui parle (et mazette on dirait vraiment. Ses propos sont dignes de mon chien! Et en plus, servis par Robin William, une pensée pour lui si ouplait )et une fin un peu facile (faire le bonheur des gens ne fait pas le bien) mais "quand on aime on ferme les yeux, je dis ! " Eh! Eh!

Deux choses encore :
Même si Nick Frost n'est pas de la partie (ô combien j'apprécie le duo de bras cassés qu'ils forment avec Simon Pegg ! J'adore Shaun of the Dead, Paul, Le dernier Pub avant la fin du Monde...), le film ne perd rien de son croustillant .
Avec Robin William, les Monty-Python ont prêté leur voix aux super extra-terrestres... 

Et si vous vous foutez de ce que je dis (ou pas) mais que ça vous intéresse, voici des liens :) :
Simon Pegg: cliquer ici (imdb) cliquer ici (wiki)
Monty Python: cliquer ici
Nick Frost: cliquer ici (imdb) cliquer ici (wiki)
Robin Williams : cliquer ici (wiki) ou ici (imdb)