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mercredi 16 décembre 2020

Une nouvelle, un roman, un Iceberg...

 


Un poème, une nouvelle, un roman et bien d’autres créations sont des icebergs (ou des couches de croûtes terrestres…). Nous ne voyons que sa face émergée mais combien de couches, d’années, d’amour et de patience pour créer cet instant ?

Bien sûr il y a le temps, le temps passé à « faire » ; tout ce qui a été fait avant, même « raté » (surtout même !) et puis ce que chacun EST. Impossible de décrire tous ces petits moments, impossible de trouver la substantifique moelle… Par contre, on peut partager des œuvres qui nous nourrissent pour « tel projet ». Je ne l’ai jamais fait avant. Pourtant certaines œuvres me demandent énormément de recherches et pour autant comme je le dis au début ça ne se saura pas…

Pour ma nouvelle Kali qui sort dans un recueil chez Ska ce mois-ci, même si elle a surgi une nuit alors que j’étais profondément ébranlée par la perte de Dune, notre chatte, j’ai quand même lu un bouquin juste après… Celui-ci:

 


Ce n’est pas de la fiction mais j’avais entendu Cyril Dion, son auteur, en parler à la grande librairie (vous pouvez l'écouter ici). L’idée que la fiction puisse œuvrer à changer le monde, à le « repenser » m’avait interpellée d’autant que je sais le pouvoir des contes et de façon plus « normative » du story telling.... Quand Kali m’est apparue, pourfendeuse de justice, je me suis dit que je me devais de le lire. Bien sûr ma nouvelle ne se veut absolument pas « verbeuse » et donc sincèrement je ne vois pas comment vous pourriez savoir que j’ai lu ce petit traité ; mais, par ailleurs, je vous conseille de le consulter… Pour ma part, je l’ai trouvé à la bibliothèque municipale et, vu que je dois souvent acheter des bouquins, j’économise quand je peux… Du reste je remercie le choix des bibliothécaires d’Avignon qui ont tout un tas de livres pointus sur l’écologie.

Pour ce qui est de « Kali », je l’ai raccourcie pour qu’elle fasse 5000 mots comme mon éditeur le souhaitait et rien de fantastique que du noir… Depuis Kali a transmuté… D’une nouvelle noire elle s’est transformée en une novella de fantasy à ma sauce et je pense qu’elle pourrait bien devenir un roman. Depuis j’ai écouté des podcasts, lû des romans,, etc… L’aventure est passionnante… J’avoue, je me régale… Je prendrai une autre fois le temps de vous en parler.... Pour l'heure bonne lecture...



mercredi 15 avril 2020

Dune ou l'avenir de la Terre

 Alors que nombreux sont ceux qui se précipitent sur Camus et "sa" Peste"en cette periode de "pandémie" (je précise du Covid-19, au cas où vous lisiez cet article dans quelques années et que d'autres pandémie ait suivie...), je me suis pour ma part précipité sur "Dune" de Frank Herbert. Impossible d'échapper à cette impulsion. Il fallait que je relise ce chef d'oeuvre (du moins c'est mon sentiment). Je l'ai pourtant déjà lû trois fois depuis ma découverte initialement cinématographique et totalement "extatique" à mes 13 ans du film de David Lynch, qu'il a pourtant renié (comme il est triste d'abandonner ses enfants en bas âge. Heureusement Dune se suffit à elle-même c'est ce qui prouve sa grandeur)... 

Pourquoi devais-je lire "Dune" ? Eh bien je l'ai compris au fil des pages: la planète aride et totalement désertifiée (ou presque) , la bien nommée Arrakis, m'est apparue comme une version de notre planète Terre dans quelques années si nous n'apprenons pas de la leçon que nous donne ce petit virus (qu'on ne me dise pas que le climat n'a rien à voir! ). Franck Herbert est un écrivain inspiré, en ce sens touché par l'Esprit, par une Vision. Je n'avais jamais fait de recherche sur lui et je n'ai pas été étonnée en lisant, après coup, qu'il a été psychanalyste Jungien et qu'il avait des convictions écologiques.
Lire Dune (du moins les deux premiers volumes) peut plonger en état de transe. Une transe où l'aridité, la magie, la méditation, l'eau se mélangent avec les combats la cruauté, la cupidité et les intrigues politiques. Je n'en dis pas plus car quand on sort de transe , le cerveau est cotonneux, on ne trouve pas ses mots car les mots sont réducteurs de l'expérience vécue.

Je vous engage à lire "Dune" et à désirer une planète où nous serons des hommes libres, comme les fremens (free men) loin de cette cupidité, violence, et intrigues politico-économiques. Des hommes libres qui respectent leur planète...

Et en ces temps difficiles, la litanie Bene Guesserit (qu'adolescente j'aimais à répéter) me parait toute indiquée (et ne devrait pas déplaire aux adeptes de la méditation dont je fais partie, du reste cette litanie me fait penser au livre "La peur" de Thich Nhat Han) :

"Je ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l'esprit. la peur est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale. J'affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu'elle sera passée, je tournerai mon oeil interieur sur son chemin. Et là où elle sera passée, il n'y aura plus rien. Rien que moi"